Open d'Australie: Wozniacki perd la première place mondiale

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KIM CLIJSTERS EN DEMI-FINALE À L'OPEN D'AUSTRALIE
KIM CLIJSTERS EN DEMI-FINALE À L'OPEN D'AUSTRALIE

par Eric Salliot

MELBOURNE (Reuters) - Après soixante-sept semaines au sommet de la hiérarchie du tennis féminin, Caroline Wozniacki a lâché mardi sa couronne, après une défaite en quart de finale de l'Open d'Australie face à Kim Clijsters, 6-3 7-6.

La Danoise sera officiellement "rétrogradée" lundi, lors de la publication du nouveau classement de la WTA. En attendant, trois prétendantes sont en mesure de lui ravir cette place de numéro une mondiale: Petra Kvitova, Victoria Azarenka ou Maria Sharapova, pour qui ce serait une reconquête.

Caroline Wozniacki a craqué en deux manches et 1h45 de jeu face à la tenante du titre belge, laquelle retrouvera en demi-finale la tête de série n°3 du tournoi, Victoria Azarenka.

Mais pour la Danoise, la saison est loin d'être terminée.

"J'ai fini numéro un ces deux dernières années. J'ai été à ce poste de nombreuses semaines. C'est en novembre qu'on voit qui est numéro un et on n'est qu'en janvier", a-t-elle souligné à l'issue de sa défaite.

"J'ai l'impression que les médias croient que je suis en fin de carrière. La vérité, c'est que j'ai encore de belles années devant moi, je continue de progresser", a ajouté Caroline Wozniacki.

Longtemps hors de portée pour la Danoise, Kim Clijsters a toutefois affiché quelques faiblesses, en perdant notamment son timing et sa concentration à 6-3 5-2 en sa faveur.

S'engouffrant dans la brèche, Caroline Wozniacki a défendu chèrement sa peau mais Kim Clijsters a finalement arraché la décision dans le tie-break, sept points à quatre.

"Après ma blessure à la cheville il y a deux jours, je suis tellement contente de la manière dont je me suis déplacée", a expliqué la Belge en conférence de presse.

"Il faisait très chaud aujourd'hui, je crois que c'étaient les conditions les plus difficiles de ma carrière. C'était appréciable de finir en deux manches", a-t-elle ajouté.

LES CRIS DE VICTORIA

Kim Clijsters a ensuite détaillé le traitement médical qui lui a permis d'aborder ce quart de finale dans les meilleures conditions possibles.

"Glaçage de la cheville par série de vingt minutes, drainage lymphatique, jambe surélevée, le traitement habituel (...) Je n'ai pas voulu passer une IRM, j'en avais déjà fait une pour mon cou, ça suffit comme ça. Ce qui me gêne le plus, ce sont les médicaments, ça agit sur l'estomac", a-t-elle souligné.

Plus tôt dans la journée, Victoria Azarenka a cédé son premier set face à la coriace Agnieszka Radwanska (n°8). Mais sous le chaud soleil de Melbourne, elle a fini par imposer son physique supérieur (6-7 6-0 6-3).

La Biélorusse, qui visera sa première finale de Grand Chelem, a encore dû se justifier pour ses cris qui déchirent le ciel de Melbourne depuis le début de la quinzaine.

"Je crie parce que c'est comme cela que je suis, c'est comme cela que je joue, et ce depuis toute petite", a dit Victoria Azarenka.

"Quand j'étais enfant, j'étais très faible, fragile et cela me donnait un petit plus en puissance. C'est resté. Voilà tout. Et pour être encore plus précise, ces cris me permettent de fixer ma respiration, de bien bouger sur le court."

Edité par Olivier Guillemain et Jean-Stéphane Brosse

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