Open d'Australie: Tsonga et Robert en 8es, Nadal balaie Monfils

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LE FRANÇAIS STÉPHANE ROBERT, INVITÉ SURPRISE DES HUITIÈMES À MELBOURNE
LE FRANÇAIS STÉPHANE ROBERT, INVITÉ SURPRISE DES HUITIÈMES À MELBOURNE

par Eric Salliot

MELBOURNE, Australie (Reuters) - Le contingent français est tombé à deux représentants à l'amorce de la deuxième semaine de l'Open d'Australie, seuls Jo-Wilfried Tsonga (n°10) et l'étonnant Stéphane Robert, repêché mardi en tant que "lucky loser", franchissant samedi l'obstacle du troisième tour.

Tsonga a mis fin au parcours de Gilles Simon (n°18). Fatigué par ses deux marathons en cinq sets, le Niçois n'a fait illusion que l'espace de la première manche avant de lâcher prise (7-6 6-4 6-2).

"Je me suis trouvé plutôt bien", a estimé Jo-Wilfried Tsonga. "J'étais un peu tendu toutefois sur le premier set. Et puis le fait d'avoir gagné ce premier set, cela m'a quand même relâché et cela m'a permis de jouer le tennis que je joue depuis un petit moment et qui est très bon."

En huitième de finale, Jo-Wilfried Tsonga, finaliste "down under" en 2008, retrouvera le Suisse Roger Federer (n°6), qui l'avait éliminé l'an passé à Melbourne au stade des quarts de finale au terme d'un combat en cinq sets.

"En 2013, ce n'était pas loin mais à la fois j'étais assez loin quand même parce que je n'étais pas assez solide. Là, physiquement, je pense que j'ai encore passé un cap sur cette semaine et cette édition 2014. Donc j'espère que ça va changer au prochain match".

"La progression physique est importante. Car le but, c'est de l'emmener dans le dur, d'être percutant, d'être agressif, de l'empêcher de développer son jeu. C'est vrai que la dimension physique va être importante. Bien sûr qu'il fait peur mais un peu moins, on va dire..", dit-il de son futur adversaire.

LA BELLE HISTOIRE DE STÉPHANE ROBERT

L'autre rescapé français est inconnu du grand public.

Mais à 33 ans, Stéphane Robert a saisi la chance de sa vie en écartant de sa route (6-0 7-6 6-4) un autre "lucky loser", le Slovaque Martin Klizan, très perturbé par le style unique du joueur de Montargis.

Le 119e mondial est d'ores et déjà entré dans l'histoire de l'Open d'Australie en devenant le premier "lucky loser" à accéder aux huitièmes de finale.

Il est aussi assuré de décrocher le plus gros chèque de sa carrière (87.500 euros s'il s'arrête au prochain tour) soit, en un seul tournoi, l'équivalent de 73% de ses gains sur toute la saison 2013.

Cette somme devrait lui permettre de financer des voyages à l'avenir. Car Stéphane Robert, habitué du circuit secondaire, n'a pas toujours roulé sur l'or.

"Je m'adapte à mon budget. L'an dernier, je suis resté longtemps en Australie et comme j'avais perdu dès le premier tour des qualifs, par moments, j'ai dormi dans des 'Backpackers' (ndlr, les auberges de jeunesse locales). C'est à la bonne franquette. Mais vous savez: je suis un caméléon, je passe du luxe aux choses plus rudimentaires."

Lundi, il affrontera l'Ecossais Andy Murray (n°3), abonné aux modestes Tricolores après avoir éliminé Vincent Millot au premier tour.

MONFILS A FAIT "UN BON MATCH"... MAIS N'A PRIS QUE SIX JEUX

Opposé au numéro un mondial Rafael Nadal, Gaël Monfils (n°25) n'a guère été récompensé de sa débauche d'énergie.

Il est resté deux heures et quatre minutes sur la Rod Laver Arena pour un maigre butin: six jeux (6-1 6-2 6-3). "Rafael n'avait rien à voir avec le gars qui m'a battu en finale à Doha", a expliqué Gaël Monfils, qui avait arraché un set à Nadal il y a quinze jours au Qatar.

"Quand il joue comme ça, il est imbattable. Je ne suis pas d'accord avec le terme de KO. C'est sûr que le score est sévère mais il y a match. Il a mis la barre haut aujourd'hui. Ce qui est surtout frustrant, c'est que j'ai fait un bon match. A moi de revenir avec un meilleur classement pour pouvoir le jouer un peu loin dans le tournoi. J'apprends."

Gaël Monfils attend à présent la divulgation de la sélection d'Arnaud Clément pour savoir s'il est retenu pour le premier tour de coupe Davis face à l'Australie. "Je ne suis pas forcément légitime, d'autres joueurs ont bien joué. Ça fait longtemps que je n'ai pas été retenu. Je serais content. A court terme, c'est de repartir à l'entraînement."

Benoît Paire lui n'a pas existé face l'Espagnol Roberto Bautista-Agut qui l'a nettement dominé 6-2 6-1 6-4.

"Ma blessure au genou gauche s'est réveillée", a-t-il expliqué. "Dès l'échauffement, j'ai senti que j'avais très mal. Pourquoi je n'ai pas arrêté? Tout simplement parce qu'il y a un public fantastique, qui comprend ce qui se passe. J'ai pris un risque avec mon genou en allant à Chennai avec quatre jours d'entraînement. J'espère rentrer en France au plus vite pour passer des examens médicaux. Je suis prêt à arrêter un mois s'il le faut."

Edité par Henri-Pierre André

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