Open d'Australie: Llodra vise son Grand Chelem à lui

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MICHAËL LLODRA VISE SON GRAND CHELEM À LUI
MICHAËL LLODRA VISE SON GRAND CHELEM À LUI

par Eric Salliot

MELBOURNE (Reuters) - Michaël Llodra est à une rencontre d'accomplir son Chelem personnel. Samedi soir, au troisième tour de l'Open d'Australie, face à Andy Murray (n°4), il aura l'occasion d'atteindre les huitièmes de finale des quatre tournois majeurs.

Ce serait une véritable performance quand on sait que seuls neuf Français l'ont accomplie et que des garçons comme Yannick Noah ou Sébastien Grosjean n'ont pas eu cette régularité.

Le gaucher parisien, 46e mondial, gère sa carrière à sa manière. Pas question pour lui de ne pas passer les fêtes de fin d'année en famille, lui qui sera papa pour la troisième fois en juillet.

Llodra a débarqué à Adelaïde début janvier sans coach. Simplement accompagné de son demi-frère Yann. Si le garçon, directeur d'une salle de sport sur les Champs-Elysées, a des compétences sur le plan de la préparation physique, il pèche un peu raquette en main.

"Il a un niveau proche de la nullité, je voulais qu'il me fasse faire une séance de panier mais cela s'est avéré être un fiasco", s'amuse Michaël LLodra.

"Mais il est frais et on se marre bien. Il ne réagit pas comme tout le monde. Lorsque que j'ai battu le Russe Bogomolov au deuxième tour après cinq longs sets, il m'a presque engueulé parce que sa peau de blond avait brûlé au soleil!"

A 31 ans, Michaël Llodra appréhende son défi face à Andy Murray avec beaucoup de détachement.

"Je vais jouer ma carte à fond. Pourquoi pas ? Il a un nouveau coach (...) J'imagine qu'il a envie de bien faire. En 2008, à l'US Open, j'avais eu des regrets à la sortie de ce match (perdu en quatre sets au deuxième tour). J'avais manqué d'audace et derrière il avait fait finale. Mais c'est un autre joueur."

L'Ecossais, finaliste ces deux dernières années à Melbourne, suscite la curiosité depuis qu'il a recruté Ivan Lendl comme coach.

"Ivan, je l'avais rencontré il y a un an à Adelaïde", a déclaré Llodra. "On avait parlé un peu, il m'avait regardé jouer et m'avait dit : 'C'est intéressant ce que tu fais, je ne te connaissais pas'. En même temps, en disputant le circuit senior de golf, il ne pouvait pas suivre le tennis !"

"Il m'a semblé être un mec bien. Sur ce que j'entends dire, ça fonctionne bien avec Andy. Quand il jouait, Lendl était réputé très sérieux. J'imagine qu'il ne fait pas les choses à moitié. Il va analyser toutes mes zones de service, combien de bouteilles j'ai bues. Ça doit être scientifique."

édité par Jean-Stéphane Brosse

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