Open d'Australie: Djokovic vainc la fatigue pour aller en finale

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NOVAK DJOKOVIC EN FINALE À MELBOURNE
NOVAK DJOKOVIC EN FINALE À MELBOURNE

par Eric Salliot

MELBOURNE (Reuters) - Le numéro un mondial Novak Djokovic s'est qualifié vendredi pour la finale de l'Open d'Australie en battant le Britannique Andy Murray, tête de série n°4, au terme d'un match épique en cinq sets.

Le Serbe, tenant du titre et qui avait déjà connu quelques problèmes lors de son quart de finale contre David Ferrer, s'est imposé sur le score de 6-3 3-6 6-7 6-1 7-5 en quatre heures et 50 minutes.

Il aura moins de deux jours pour récupérer de ce combat de titans avant de retrouver sur sa route l'Espagnol Rafael Nadal, son dauphin au classement ATP et son rival préféré en 2011.

Pour la première fois dans l'histoire de l'ère Open, trois finales de Grand Chelem consécutives vont mettre aux prises les deux mêmes joueurs. Le Serbe avait dominé le Majorquin à Wimbledon puis à l'US Open l'an passé.

La demi-finale entre Murray et Djokovic a flirté avec le record du match le plus long du tournoi, que détiennent Rafael Nadal et Fernando Verdasco, cinq heures et 14 minutes en 2009.

Novak Djokovic a pris le meilleur départ dans cette rencontre en se détachant 6-3 2-0. Le sauvetage miraculeux d'une balle de 3-1 a ensuite sonné l'heure de la révolte de l'Écossais qui renversait la tendance en recollant à un set partout.

Face à un joueur qui donnait des signes de fatigue, Andy Murray a remporté la troisième manche au jeu décisif, non sans avoir sauvé trois balles de set à 5-4. Mais cette débauche d'énergie -la troisième manche a duré 88 minutes- a coûté cher au Britannique, qui a cédé la quatrième manche 6-1.

Dans le dernier acte de la rencontre, Andy Murray a été mené 5-2 avant de revenir une fois encore au score.

Il a ensuite obtenu trois balles de break à cinq partout, mais, faute d'avoir su les convertir, l'Écossais a cédé, s'inclinant sur un ultime coup droit frappé en bout de course qui a échoué dans le filet.

MURRAY "FIER" DE LUI

"C'est incontestablement un de mes tout meilleurs matches, avec mes rencontres contre Roger (Federer) à New York", a dit Novak Djokovic.

"En termes de durée, c'est peut-être le match le plus long que j'aie jamais disputé. J'ai trouvé Andy bien meilleur que l'an passé, il a pris ses chances", a dit le Serbe qui a reconnu avoir eu un problème respiratoire.

"J'ai effectivement des petits soucis respiratoires, j'ai vu un docteur et c'est probablement dû à un problème d'allergie. Ce n'est pas évident car on est entouré de fleurs ici."

Andy Murray n'a, lui, pas semblé dévasté par la fin cruelle de ce marathon. "Je suis fier de la manière dont j'ai lutté. Bien sûr, j'ai eu mes chances à 5-5 au cinquième set, il y a ce revers dans le filet mais dans l'ensemble, les jeux sont souvent allés à égalité. Vous savez, chacun atteint sa maturité à un moment donné. Je crois que maintenant je me sens prêt mentalement", a-t-il dit.

"Physiquement, je peux être encore meilleur. Mais par rapport à ma finale de l'an dernier, c'était beaucoup mieux. Tout le monde disait: 'Andy est trop attentiste, il ne prend pas assez sa chance'. J'ai sûrement commis plus de fautes que lui mais je pense avoir frappé plus de coups gagnants."

En finale, Novak Djokovic, déjà vainqueur de l'épreuve en 2008 mais aussi de Wimbledon et de l'US Open l'an passé, affrontera donc dimanche l'Espagnol Rafael Nadal, son dauphin au classement ATP.

Les deux joueurs se sont rencontrés à 29 reprises et Nadal mène part 16 victoires à 13. Novak Djokovic a néanmoins remporté les six rencontres qui les ont opposés en 2011.

"Ça va être physique contre Rafa. Je vais faire mon maxi pour récupérer car ce sera crucial d'être prêt à disputer cinq sets. Mais j'ai déjà été dans cette situation en 2008 avant d'affronter Jo-Wilfried Tsonga", a dit le Serbe, évoquant sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem.

"On s'entraîne toute l'année pour cela. En 2011, j'ai gagné mes six finales face à Rafa mais c'est une nouvelle année. J'ai vu son match face à Roger (jeudi), il a délivré des passings shots incroyables."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Henri-Pierre André

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