OPA, un thème très porteur pour 2013

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(lerevenu.com) - Vous avez décidé de consacrer 45% des actifs du fonds à des valeurs cibles potentielles d'OPA. Pourquoi une si forte exposition à ce thème d'investissement ?
Eric Bleines : Je m'attends moins à de grandes opérations de fusions-acquisitions mais davantage au lancement de nombreux rachats de petites sociétés cotées. Les groupes internationaux sont devenus, en effet, plus prudents en matière d'investissements, même s'ils ont, pour la plupart, bien rétabli leur situation financière. Ils ont plutôt tendance à accentuer leur spécialisation dans leurs principaux métiers, quitte à démembrer des activités devenues pour eux d'intérêt secondaire.

Pourriez-vous citer des titres dans lesquels le fonds a investi et qui pourraient faire précisément l'objet d'une offre de rachat ?
Dans le portefeuille du fonds, parmi les valeurs françaises qui devraient faire l'objet d'une offre, je citerai Atos, dont on peut penser que l'activité de paiements en ligne, insuffisamment valorisée, pourrait être cédée aux actionnaires, cette année. Nous croyons que Maurel & Prom, Faurecia et Gemalto font aussi figure de cibles. Du côté des valeurs étrangères dans CCR Valeur, le groupe d'exploration et production pétrolière Soco Plc suscite de fréquentes rumeurs de rachat. En Bourse de Londres, aussi, Darty Plc, Tate & Lyle devraient aussi faire partie des groupes changeant de contrôle.

Quels sont les autres grands critères de sélection de valeurs du fonds ?
Le style «value» de notre processus d'investissement identifie d'abord des titres présentant une décote, que ce soit par rapport au marché, à leur secteur ou leur historique. Ensuite, nous recherchons les catalyseurs, ces événements susceptibles de décider le marché à mieux les valoriser, un refinancement, un changement d'actionnariat, ou de dirigeant, etc. Enfin, nous préférons choisir des sociétés au bilan sain, aux actifs de qualité, capables de dégager des flux de trésorerie réguliers, dans des secteurs défensifs.

Vous avez introduit, en 2012, de nouvelles règles de gestion du fonds pour le rendre moins vulnérable à la volatilité des marchés et des titres. Pouvez-vous les résumer ?
Pour éviter que les bonnes performances de certaines lignes soient annulées par des moins-values encaissées sur d'autres, nous avons mis en place un certain nombre de garde-fous pour rendre le fonds plus robuste. Cette nouvelle discipline d'investissement obéit au principe de base consistant à
attribuer ce que nous appelons un budget-risque, aussi bien au portefeuille qu'à chaque valeur qui le compose. Outre une meilleure diversification sectorielle et géographique de nos investissements, nous avons fixé, par exemple, un plafond à la contribution d'une valeur au risque global du portefeuille. Et nous n'hésitons pas à protéger nos positions par une mécanique des ordres stop au calibrage très précis des moins-values tolérables.
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