"Ooh aah, Paul McGrath !"

le
0
"Ooh aah, Paul McGrath !"
"Ooh aah, Paul McGrath !"

La sélection irlandaise dispute aujourd'hui un match de qualification important face à la Pologne, avec le souvenir de son âge d'or du début des années 90. Une époque marquée par les performances XXL de son atypique leader de la défense : Paul McGrath. Un taiseux rongé par la dépression, les problèmes d'alcool et les démons du passé, pourtant encore aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs stoppeurs de l'histoire de la Premier League et de l'équipe nationale irlandaise.

"Paul McGrath ? Meilleur que John Terry et Tony Adams réunis." Le compliment n'est pas signé d'un fan énamouré mais de l'éminent Ron Atkinson, l'un des plus respectés entraîneurs anglais, celui-là même qui a fait venir McGrath à Manchester United en provenance de St Patrick's Athletic en Irlande en 1982. Il n'a alors que 21 ans et une saison de semi-pro derrière lui, marquée déjà du sceau de l'excellence, avec une première récompense individuelle accordée par ses pairs : meilleur joueur du championnat irlandais. McGrath dira plus tard dans son autobiographie, Back from the Brink, paru en 2006, que cette période de jeune adulte à mi-temps au travail, à mi-temps dans le foot, constitue le moment de sa vie où il a été le plus épanoui, le plus équilibré. Mais son talent balle au pied est tel qu'il doit vite partir l'exprimer en Angleterre voisine et le club de Manchester United, qui le convoitait depuis un bon moment déjà.

Chez les Red Devils, le jeune Irlandais doit s'adapter au haut niveau. De milieu de terrain, il glisse rapidement en défense pour que sa lourdeur ne soit plus un si vilain défaut. Un choix tactique opéré par son premier mentor Ron Atkinson, qui s'avère être judicieux. McGrath devient vite l'un des meilleurs stoppeurs du championnat, grâce à une exceptionnelle puissance physique, un placement remarquable, un gros sens du sacrifice, une capacité à tacler à bon escient et un bon jeu de tête qu'il sait aussi exprimer offensivement pour marquer quelques buts sur coups de pied arrêtés. En 1985, MU remporte la FA Cup 1-0 contre Everton, à 10 contre 11 en prolongation, grâce à une prestation héroïque de son Irlandais à gros cœur, élu homme du match. Un premier sommet dans sa carrière, mais une époque où ses démons commencent déjà à le rattraper.
Brimades racistes à l'orphelinat
Car aussi talentueux soit-il et doté de qualités physiques naturelles hors normes, Paul McGrath doit composer avec un mental friable, conséquence directe d'une enfance pour le moins compliquée. Quand il nait le 4 décembre 1959 en banlieue de Londres, sa mère se cache de sa famille et son père est absent. Il ne connaîtra d'ailleurs jamais ce dernier, qui a fui ses responsabilités. Sa mère, elle, a donc préféré partir d'Irlande en secret pour cacher cette naissance, fruit d'une union hors mariage, qui plus est avec un étranger Dans le contexte de l'époque, avec l'emprise de la...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant