Onze perquisitions dans l'affaire Areva-Uramin

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LE SIÈGE D'AREVA PERQUISITIONNÉ DANS L'AFFAIRE URAMIN
LE SIÈGE D'AREVA PERQUISITIONNÉ DANS L'AFFAIRE URAMIN

PARIS (Reuters) - Onze perquisitions, dont une au siège d'Areva à la Défense, près de Paris, ont été menées mardi dans l'enquête sur le rachat en 2007 de la société canadienne d'exploitation minière Uramin, a-t-on appris de source judiciaire.

Les enquêteurs ont effectué une perquisition au domicile de l'ancienne dirigeante de l'entreprise Anne Lauvergeon, et à celui de Sébastien de Montessus, ancien directeur des activités minières d'Areva, a-t-on ajouté.

Le parquet national financier a ouvert en avril une enquête préliminaire sur le rachat d'Uramin, une société de gisements africains qui exploitait notamment des mines d'uranium, par le groupe nucléaire français.

L'enquête vise des faits de "présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles", "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" et "faux et usage de faux".

C'est la Cour des comptes qui, après avoir conduit sa propre enquête sur Areva entre 2006 et 2011, avait fait un signalement auprès du parquet.

Anne Lauvergeon était dirigeante de l'entreprise lors de l'acquisition, qui avait tourné au fiasco financier.

Lors d'une conférence de presse le 21 mai, l'ex-patronne d'Areva a dénoncé un "acharnement" à son encontre.

"Depuis des mois et maintenant des années j'ai droit à des campagnes systématiques", a-t-elle dit. "Que trois ans après on continue à venir m'embêter est pour moi une énigme."

Elle a défendu son bilan à la tête d'un groupe dont elle a fait un leader mondial et estimé que le rachat d'Uramin s'était fait dans les règles.

L'acquisition d'Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche de 1,9 milliard d'euros pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l'uranium et de ses réserves estimées.

(Geert De Clercq, avec Nicolas Bertin et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M2473957 le mercredi 4 juin 2014 à 00:04

    En même temps si elle avait dit une phrase honnête pendant quelle était en poste, elle aurait été virée Manu militari... Le nucléaire cest vraiment faire croire nimporte quoi à des gens qui ny comprennent rien... Sinon personne naccepterait!

  • JUFRABRE le mardi 3 juin 2014 à 20:32

    Anne LAUVERGEON s'est fait rouler dans cette affaire, mais c'est parce que les chiffre qui lui ont été présenté étaient faux. La décision, au regard des chiffres présentés (quantité d'uranium dans la mine, rendement de l'entreprise etc...) était bonne.

  • pichou59 le mardi 3 juin 2014 à 19:53

    tiens, on enquête chez les gochos?

  • JMH01 le mardi 3 juin 2014 à 17:49

    Et la présomption d'innocence? Qu'en fais-tu?

  • 82554976 le mardi 3 juin 2014 à 17:18

    Atomic Anne en prison et elle doit rendre sa prime de départ !!