ONU : le terrifiant rapport sur les crimes contre l'humanité en Corée du Nord

le
1
ONU : le terrifiant rapport sur les crimes contre l'humanité en Corée du Nord
ONU : le terrifiant rapport sur les crimes contre l'humanité en Corée du Nord

La communauté internationale ne peut plus dire «Nous ne savions pas». Les mots sont ceux de Michael Kirby, président d'une Commission d'enquête de l'ONU qui vient de rendre ce lundi un premier rapport accablant sur le régime nord-coréen.

Meurtres, tortures, violences sexuelles : la Corée du Nord a commis et commet toujours aujourd'hui de nombreux crimes contre l'humanité, selon cette commission créée en 2013 qui appelle le Conseil de sécurité à saisir la Cour Pénale Internationale pour que les responsables de ces crimes rendent des comptes.

Exterminations, infanticides et famines forcées

«La Commission a établi que des violations systématiques, étendues et grossières des droits de l'Homme ont été et sont commises par la République populaire démocratique de Corée, et dans de nombreux cas, ces violations constituent des crimes contre l'humanité», affirme ce rapport, le premier à être aussi détaillé. 

Parmi les politiques qui constituent des crimes contre l'humanité selon les définitions du droit international, la Commission énumère les «exterminations, meurtres, esclavages, tortures, viols, les avortements forcés et autres violences sexuelles, les persécutions sur des bases politiques, religieuses, raciales et selon le sexe, les transferts forcés de population, les disparitions et les actes inhumains provoquant de façon délibérée des famines prolongées». 

Précisément, en Corée du Nord, la Commission estime que «des centaines de milliers de prisonniers politiques ont péri dans des camps pendant les 50 dernières années», «graduellement éliminés par des famines délibérées, le travail forcé, les exécutions, la torture, les viols et le refus des droits de reproduction appliqués par des punition, des avortements forcés et des infanticides».

Les trois juristes internationaux qui la composent ont établi que le nombre de camps et de prisonniers a diminué suite aux décès et à quelques ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • LeRaleur le lundi 17 fév 2014 à 19:09

    Ce n'est pas nouveau, tout le monde le sait depuis 50 ans et tout le monde ferme les yeux. C'est la même façon de faire que Staline, Pol Pot, Boko Haram et tant d'autres.