Onu-Le projet de résolution palestinien aux voix dès mardi

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(Actualisé avec vote demandé à 22h00 GMT) par Ali Sawafta NATIONS UNIES, 30 décembre (Reuters) - Le projet de résolution palestinien appelant à la conclusion d'ici un an d'un accord de paix au Proche-Orient et à la fin de l'occupation des territoires palestiniens d'ici 2017 devrait être soumis dans la journée au Conseil de sécurité de l'Onu, où son sort ne fait guère de doutes en raison de l'hostilité des Etats-Unis. Selon l'ambassadrice jordanienne Dina Kaouar, les délégations des pays arabes ont décidé de le mettre aux voix le plus vite possible. La diplomate, seule représentante d'un pays arabe au sein du Conseil de sécurité, a demandé que le vote ait lieu à 17h00, heure de New York (22h00 GMT). Les Etats-Unis ont fait savoir qu'il ne souhaitaient pas voir ce sujet abordé avant les élections israéliennes de mars. La Grande-Bretagne a également exprimé son hostilité au projet, tout comme Israël. Interrogé sur les raisons pour lesquelles l'Autorité palestinienne poursuivait ce projet voué à l'échec, son observateur à l'Onu Ryad Mansour a répondu : "Si une partie décide pour un motif quelconque de ne pas s'associer à l'énorme soutien de la communauté internationale en faveur d'une solution juste à ce conflit (...), ce n'est pas parce que les Arabes ne lui ont pas laissé le temps ni parce qu'ils ne se sont pas montrés assez souples". A Washington, le département d'Etat a réitéré son hostilité. "Nous pensons que (l'initiative) est hâtive, c'est pourquoi nous ne la soutenons pas, pas plus sur le fond que sur le calendrier", a déclaré un porte-parole, ajoutant que la résolution imposerait des "dates-butoirs arbitraires". Neuf voix sont nécessaires à son adoption au Conseil de sécurité, qui compte 15 sièges. Si les Palestiniens les obtiennent, les Etats-Unis devront faire usage de leur veto. Pour le gouvernement israélien, ce vote ne fera qu'exacerber les tensions déjà très vives, neuf mois après la rupture du processus de paix. Selon la version que Reuters s'est procuré, le projet appelle à la reprise des négociations en vue d'un accord sur la base des frontières de 1967, avant l'occupation par Israël de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Il présente Jérusalem-Est comme la capitale du futur Etat palestinien, alors que la première mouture du texte, présentée par la Jordanie le 17 décembre, proposait de faire de la ville une capitale commune aux Israéliens et aux Palestiniens. Le texte appelle aussi à la "présence d'une tierce partie" chargée de veiller au retrait israélien et de garantir la souveraineté palestinienne. (Tangi Salaün, Agathe Machecourt et Jean-Philippe Lefief)

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