Onu/Droits-Maduro dénonce à Genève "l'impérialisme" des USA

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(Actualisé après le discours de Maduro) GENEVE, 12 novembre (Reuters) - Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé "l'impérialisme" des Etats-Unis dans un discours devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, jeudi à Genève. L'opposition vénézuélienne et les défenseurs des droits civiques avaient appelé au boycott de ce discours en raison des atteintes commises au Venezuela. Des opposants s'étaient rassemblés à l'extérieur du bâtiment genevois qui abrite le Conseil des droits de l'homme. Dans son allocution de trois quarts d'heure, Nicolas Maduro, applaudi à plusieurs reprises, a vanté les bénéfices du "modèle socialiste" pour son pays, citant la gratuité des études et des soins médicaux, ainsi que le faible taux de chômage, entre 4,7 et 4,8%, malgré les pressions budgétaires dues notamment à la baisse des prix du pétrole. Il a dénoncé "le harcèlement continu de la puissance impérialiste américaine" et "l'instrumentalisation de la question des droits de l'homme" que "l'Occident utilise pour tenter d'isoler notre pays et aider ceux qui veulent détruire la démocratie (...) que nous avons construite depuis dix-sept ans". Alors que le président vénézuélien s'exprimait à Genève, deux neveux de son épouse, accusés de trafic de drogue et arrêtés à Haïti, ont été remis aux autorités américaines et inculpés par un tribunal fédéral de Manhattan. Franqui Francisco Flores de Freitas, 30 ans, et Efrain Antonio Campo Flores, 29 ans, sont accusés d'avoir participé à des réunions au Venezuela en octobre concernant l'envoi d'une cargaison de cocaïne aux Etats-Unis via le Honduras. Avant son discours, dans un message publié sur son compte Twitter, Nicolas Maduro avait fustigé les "attaques" menées par le "camp impérialiste" contre son pays. Selon l'ONG Human Rights Watch, la situation s'est dégradée au cours des dernières années au Venezuela où des "opposants ont été jetés en prison, poursuivis et condamnés pour des motifs politiques et privés de leur droit de se présenter aux élections législatives de décembre". "Nous percevons (l'intervention de Maduro) comme une insulte au forum du Conseil des droits de l'homme (...). Il aura une heure (pour parler), aucun gouvernement ni ONG ne peut s'exprimer. Ce n'est pas conforme aux règles et c'est vraiment problématique" a déclaré Hillel Neuer, un avocat canadien qui dirige UN Watch, une ONG qui s'est donné pour mandat d'assurer que l'Onu respecte sa propre charte. (Stéphanie Nebehay,; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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