ONU au Rwanda : "On ne pouvait même pas ramasser les corps, les chiens les déchiraient"

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Le lieutenant-général Roméo Dallaire commandait les Casques bleus au Rwanda durant le génocide en 1994.
Le lieutenant-général Roméo Dallaire commandait les Casques bleus au Rwanda durant le génocide en 1994.

Les commémorations pour les 20 ans du génocide au Rwanda sont l'occasion de revenir sur un témoignage précieux et méconnu : celui du commandant des Casques bleus durant les événements, le Canadien Roméo Dallaire. Dans son livre J'ai serré la main du diable, la faillite de l'humanité au Rwanda, il raconte comment le système onusien de l'époque, couplé à la paralysie de la communauté internationale, a permis au génocide de naître et de continuer jusqu'à devenir l'un des massacres les plus sanglants de l'histoire. 800 000 morts, tués pour la plupart à la machette, sous les yeux des observateurs internationaux... et du commandant de la force de paix.L'homme a pris quelques rides, mais il se sent chez lui, lorsqu'il revient en 2004, dix ans après le génocide, dans le bâtiment de Kigali qui abritait son QG. Quelques caméras le suivent, dont celles du documentariste Peter Raymont (J'ai serré la main du diable : le voyage de Roméo Dallaire, 2004). On le lit dans ses yeux, Roméo Dallaire revit alors chaque instant de son séjour, durant lequel il commandait la mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar). L'ancien militaire, devenu sénateur du Canada, est passé par des périodes très difficiles après son retour au pays. Souffrant du syndrome de stress post-traumatique, il a reconnu qu'il avait essayé de se suicider. L'ONU ? "Tout était un bluff""Tout était un bluff quand nous avons planté le drapeau de...

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