Onu-Abbas veut que 2017 signe la fin de l'occupation israélienne

le
0
 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    NATIONS UNIES, 22 septembre (Reuters) - Le président de 
l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé jeudi aux 
Nations unies à faire de 2017 l'année de la fin de l'occupation 
israélienne des territoires palestiniens. 
    Mahmoud Abbas a également demandé au Royaume-Uni de 
présenter ses excuses pour la Déclaration Balfour de 1917, 
déclaration du secrétaire au Foreign Office de l'époque, Arthur 
Balfour, qui préconisait l'établissement en Palestine d'un foyer 
national juif. Mahmoud Abbas a aussi demandé à Londres de 
reconnaître la Palestine comme Etat.  
    Le président de l'Autorité palestinienne, qui exerce en 
principe son autorité sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, 
s'exprimait devant l'Assemblée générale des Nations unies. Il a 
souligné que le peuple palestinien avait beaucoup souffert des 
conséquences de cette déclaration et que le Royaume-Uni devait 
travailler à réparer ses conséquences. 
    "Nous demandons à la Grande-Bretagne, alors que nous 
approchons les 100 ans de cette déclaration tristement célèbre, 
de tirer les leçons nécessaires et de prendre sa responsabilité 
historique, juridique, politique, matérielle et morale pour les 
conséquences de cette déclaration, avec une excuse au peuple 
palestinien pour les catastrophes, la misère et l'injustice 
créées par cette déclaration, et d'agir pour corriger ces 
catastrophes et remédier à ses conséquences, avec notamment la 
reconnaissance de l'Etat de Palestine", a déclaré Mahmoud Abbas. 
    "C'est le moins que puisse faire la Grande-Bretagne", a-t-il 
ajouté.    
    La déclaration de Lord Balfour, du 2 novembre 2017, apparaît 
plus nuancée que ce que décrit Mahmoud Abbas. 
    "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement 
l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple 
juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la 
réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien 
ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et 
religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni 
aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans 
tout autre pays", écrivait le secrétaire au Foreign Office à 
Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), un haut représentant 
de la communauté juive britannique et financier du mouvement 
sioniste. 
 
 (Arshad Mohammed; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant