"On respirait des fumées de furane et de dioxine"

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Capture d'écran du site de Chimirec, mercredi matin.
Capture d'écran du site de Chimirec, mercredi matin.

Dans quelques semaines s'ouvrira à Paris le procès du groupe Chimirec et de sa filiale Aprochim. La société, spécialisée dans la collecte de produits dangereux et la dépollution, avec 14 sites en France, est accusée d'avoir dilué des huiles contaminées au PCB, plus connu sous le nom de pyralène, provenant essentiellement de transformateurs électriques, au lieu de les décontaminer. La fraude a duré au moins de 2000 et 2006. L'affaire était très rentable : Chimirec était payé 230 euros la tonne par celui qui voulait se débarrasser de l'huile contaminée. Au lieu d'être traitée, l'huile était diluée avec d'autres huiles de récupération et revendue jusqu'à 450 euros la tonne. Fausses déclarations à la préfecture et à la direction régionale de l'industrie, faux certificats de destruction de déchets, transports clandestins de produits dangereux, tout était fait pour masquer la fraude. Contactée, la direction de Chimirec conteste l'ensemble du dossier et parle d'"erreurs éventuelles susceptibles de simples contraventions". Elle conteste qu'il y ait un eu système organisé de dilution. Mais ce n'est pas la seule affaire qui entache le groupe Chimirec. Leur filiale Aprochim, installée à Grez-en-Bouère, en Mayenne, chargée du traitement des transformateurs, est accusée de pollution de l'environnement. En février 2010, des analyses sanguines chez des salariés d'Aprochim révèlent des taux anormalement élevés de PCB dans le sang de...

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  • M3311272 le mercredi 18 sept 2013 à 20:18

    Quand le travail rime avec santé !