«On peut faire des statistiques si elles sont strictement encadrées»

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INTERVIEW - Pour François Héran, directeur de recherches à l'Institut national d'études démographiques, «il n'y a pas d'interdiction formelle à recueillir des données ethniques, simplement une interdiction de principe dans le traitement que l'on en fait».

François Héran est directeur de recherches à l'Institut national d'études démographiques (Ined). Il est l'auteur du rapport «Inégalités et discriminations, pour un usage critique et responsable de l'outil statistique», mené aux côtés de la Cnil, du Conseil d'État et de la Halde en février 2010.

LE FIGARO. - Du strict point de vue du droit, peut-on instituer aujourd'hui des statistiques ethniques ?

François HÉRAN.  - Oui. Il n'y a pas d'interdiction formelle à recueillir ce type d'informations, simplement une interdiction de principe dans le traitement que l'on en fait. L'article 1 de la Constitution énonce un grand principe sur l'inégalité de traitement qui serait relatif à la race, la religion, la politique, etc., mais, si l'on regarde plus précisément la législation, notamment la loi informatique et libertés, on trouve des dérogations à ce principe. Par exemple au nom de l'intérêt public.

Sans porter atteinte au principe républicain d'ü/strong>...

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