On peut avoir honte, mais pas trop

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Rien de plus humain que ce sentiment qui nous fait redouter le regard d'autrui. La solution pour y faire face? Développer l'estime de soi et ne pas hésiter à se confier.

Tout le monde l'a ressentie un jour. Le manager dont l'estomac se met à gargouiller bruyamment en pleine réunion. L'adolescent attendu à la sortie d'une boîte de nuit par ses parents inquiets. La jeune femme arrivée en tenue de cocktail dans une soirée où le jean est la norme. L'enfant, encore, raillé par ses petits camarades parce qu'il est amoureux...

Difficile de prétendre échapper à la honte tant les facteurs qui la suscitent sont innombrables. Honte d'être riche, honte d'être pauvre, honte de sa famille, honte de son physique, honte de son intelligence... «C'est une émotion terriblement commune, mais ce n'est pas une maladie pour autant, rassure Antoine Pelissolo*, psychiatre à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Simplement, chez certains, elle est ressentie trop intensément ou revient trop souvent.»

Le regard des autres

Autrement dit, seule la dose fait le poison. Alice, 23 ans, est bien placée pour le savoir: cette étudiante, aussi

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