« On nous a proposé Pascal. On a dit oui tout de suite »

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« On nous a proposé Pascal. On a dit oui tout de suite »
« On nous a proposé Pascal. On a dit oui tout de suite »

Dans le jardin de la maison de Vernaison, à côté de Lyon (Rhône), à l'endroit même où le petit Pascal passait ses journées à courir après un ballon de rugby, Françoise, sa maman, réprime un sourire gêné. Ses yeux s'embrument. « C'était notre secret », glisse-t-elle comme à regret. « Il fallait qu'il le dise, il se libère d'un poids », coupe gentiment Jean-Pierre, son mari. Leur grand garçon de 36 ans, que tout le monde a toujours vu comme un roc de 1,97 m et de 120 kg, un dur au mal, un infatigable combattant sur les terrains, 65 fois international, capitaine des Bleus à 14 reprises, a décidé, au soir de sa carrière, de lever le voile sur un passé qui l'a longtemps hanté. Les mots couchés sur le papier, effeuillant une à une de profondes cicatrices, ont saisi Françoise et Jean-Pierre, qui ont revécu, d'une traite, une histoire emplie de peur et d'amour. La leur. La chance après la malchance « On n'aurait jamais dû avoir Pascal, mais au moment d'aller chercher un autre petit garçon à la Ddass, on nous a dit qu'il était reparti dans sa famille, raconte Jean-Pierre, ouvrier à la retraite. On nous a proposé Pascal. Il avait l'air d'une araignée avec ses longues pattes. Il était couvert de boutons de varicelle et il avait une énorme hernie abdominale. On a dit oui tout de suite. » « On avait trois filles à nous, Céline, 10 ans, Sophie, 9 ans, et Estelle, 4 ans, renchérit Françoise, ancienne assistante maternelle. On a voulu recueillir un garçon. Les gens de la Ddass ne voulaient pas que Pascal nous appelle papa et maman. Je leur ai dit : hors de question. » L'enfant est terrifié. Laissé à l'abandon par sa mère biologique, il a passé ses premiers mois à s'égosiller sans réponse dans un appartement d'un quartier déshérité de Lyon. Puis, un jour, les voisins ont alerté la police. « Tous les mois, on devait emmener Pascal voir sa mère, c'était un ...

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