« On ne peut pas spéculer sur la vie des gens »

le , mis à jour à 06:24
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« On ne peut pas spéculer sur la vie des gens »
« On ne peut pas spéculer sur la vie des gens »

Jusqu'en 2008, il se battait sur les tatamis en quête de médailles. Avec bonheur souvent puisqu'il décrocha notamment du bronze aux Jeux en 2000 et surtout de l'or en - 90 kg aux Mondiaux de 2001. Aujourd'hui, à 42 ans, Frédéric Demontfaucon mène un tout autre combat.

 

Devenu prof de judo et installé dans le village de Puylaroque (Tarn-et-Garonne), il vient de révéler être atteint d'une leucémie. Dans une campagne de la Ligue contre le cancer et une pétition à François Hollande, ce père de trois enfants s'insurge contre le coût faramineux de son traitement, tout en mesurant sa chance de bénéficier du système de santé français.

 

Comment avez-vous appris que vous aviez une leucémie ?

Frédéric Demontfaucon. C'était en août 2011. J'avais le dos bloqué et une boule au ventre. J'ai fait une prise de sang, et là le ciel vous tombe sur la tête. Mais l'hématologue m'a rassuré. Dix ans plus tôt, il n'y avait pas de traitement, et les gens mouraient. Aujourd'hui, il y a un médicament, le Glivec (NDLR : du laboratoire suisse Novartis), qui fonctionne très bien. Après une étude clinique, on a doublé la dose. Les effets sont efficaces. Mon état est stable depuis quatre ans.

 

Avez-vous pensé à la mort ?

Forcément. Une amie de ma femme a perdu sa fille de 16 ans d'une leucémie foudroyante. Ça fait peur ! Il a fallu en parler aux enfants. Mais ils ne s'en rendent pas trop compte car j'ai continué à vivre normalement. J'ai peu d'effets secondaires, hormis parfois des crampes ou les yeux gonflés à cause de la rétention d'eau. Un jour, en croisant du monde au Tournoi de Paris, la tête bouffie, on m'a dit : tu as encore fait la fête (sourire) ! Je ne leur disais rien...

 

Pourquoi rendre publique votre maladie aujourd'hui ?

Au début, je ne voulais pas faire souffrir les gens. L'an dernier, la Ligue contre le cancer du Tarn-et-Garonne m'a contacté pour être son parrain, sans savoir que ...

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