«On ne change pas une équipe qui gagne»

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INTERVIEW - Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, coconcepteur du moteur Leap qui équipera le B 737 remotorisé, détaille l'enjeu de ce contrat d'équipement géant.

LE FIGARO.- Face à Pratt & Whitney que l'on dit très offensif sur le plan commercial, CFM International, la joint-venture entre Safran et GE, a-t-elle dû faire des concessions pour monter à bord du B 737 NE?

Jean-Paul HERTEMAN. Bien sur, il y a eu une négociation. Mais au final, on ne change pas une équipe qui gagne. Notre relation avec Boeing et ses clients est plus que trentenaire. En 1983, nous avons réalisé la première remotorisation du B 737, avec notre moteur CFM-56 pour la compagnie SouthWest. Nous étions motoriste unique. Notre réacteur apportait un gain de consommation de carburant de 20%, une très forte amélioration de la fiabilité, de facteur 10 en termes de taux de pannes et de facteur 2 à 3 sur la durée de vie du moteur. C'était un saut technologique et qualitatif.

En 1996, nous avons réalisé la deuxième remotorisation du B 737 avec une version plus évoluée du CFM-56, toujours en source unique. Au total, nous avons produit 15.000 moteurs pour ü/p>...

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