"On n'avait peut-être pas notre place en Ligue 1, mais on était des vrais hommes"

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"On n'avait peut-être pas notre place en Ligue 1, mais on était des vrais hommes"
"On n'avait peut-être pas notre place en Ligue 1, mais on était des vrais hommes"

Il décroche le téléphone de sa Croatie natale où il est, comme chaque été depuis sa naissance, retourné en vacances. L'accent est prononcé, certes, mais le français plus que correct pour un homme qui maîtrise déjà le néerlandais, le croate, l'italien et l'anglais. Rien finalement de très étonnant pour un homme à la fois milieu de terrain au Gazélec d'Ajaccio et lointain cousin du Novak de Roland-Garros, qui monte au filet pour défendre son club.

Tu es né le 18 avril 1990 à Zagreb en Croatie, en pleine guerre d'indépendance croate. C'est pour ça que tu es parti de chez toi ?
Oui, je suis parti à cause la guerre, parce que ma mère est croate et mon père serbe. À cette époque-là, c'était pas fantastique d'être serbe en Croatie. Mon père a décidé que pour moi, ce serait mieux de partir.

Ils t'ont raconté leur quotidien à l'époque ?
Écoute, mon père était obligé d'être dans l'armée, il était soldat. Il a vu des choses pas bonnes et après, il était vraiment décidé à partir. Il avait la sensation que ce serait dur de vivre ici, même après la guerre. Je crois que sur ça, il avait raison, parce que c'est pas facile de vivre ici, encore maintenant. Le problème, c'est l'économie, on a des prix comme dans toute l'Europe, mais les salaires sont beaucoup plus bas, il y a beaucoup de problèmes avec la politique, la corruption… Oui, les politiques, ils sont un peu corrompus, c'est pas beau, mais c'est comme ça.

Tu as des souvenirs de ton pays étant jeune ?
Pas beaucoup du coup, mais chaque été, on retournait deux mois et demi ici. Et là, j'ai beaucoup de beaux souvenirs, de belles histoires. Ici, il y a une nature magnifique, il y a la mer, le pays compte aussi beaucoup de forêts. Et puis on mange très bien. Les gens sont très gentils, tu sais, chaque été j'étais très heureux de rentrer.


De quoi étaient faites tes journées ? Tu allais te baigner ou te balader en forêt…
On passait beaucoup de vacances sur le bord de la mer, sinon j'avais pas mal de famille à Zagreb. C'était beau, avec tous les cousins, on jouait au football dans la rue.

« Moi, j'aime l'organisation, c'est un truc très normal en France ou en Allemagne, mais pas tellement en Croatie. »

C'est quoi la spécialité en Croatie…










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