"On me dit que j'ai une grosse tête, pas en boulard, mais en superficie..."

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"On me dit que j'ai une grosse tête, pas en boulard, mais en superficie..."
"On me dit que j'ai une grosse tête, pas en boulard, mais en superficie..."

Romain Thomas vit une saison inattendue avec le SCO d'Angers. Titulaire en défense centrale, il raconte son parcours. Entre des kilos en trop, un Brest qui tourne mal, la main tendue de l'UNFP et de Carquefou, et la confiance de Stéphane Moulin, entretien d'un mec qu'on dit ressembler à Grand Corps Malade, David Rozenhal et même Thomas Berdych.

Tu commences à Brest où tu joues très peu. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il faut plutôt demander au coach... Pour ma première année chez les pros là-bas, à 20 ans, j'étais prêté à Pacy-sur-Eure en National. Ensuite, la deuxième année où je suis revenu au club, à 21 ans, j'ai fait une saison blanche. Bon, pour différentes raisons, sûrement que je n'étais pas assez prêt pour commencer dans le milieu, mais bon, après, j'avais des manques un peu partout. J'aurais aimé qu'à un moment donné, quelqu'un me prenne un peu en main, comme on prend en main un jeune joueur pour qu'il progresse. Mais je n'en veux à personne.

Du coup, tu te retrouves sans rien, à faire un stage avec l'UNFP. Ça consistait en quoi ? En gros, ils organisent des stages pour les joueurs au chômage ou en fin de contrat. Je n'avais pas forcément envie d'y aller parce que, naïvement, je me disais que je pourrais retrouver un club sans ça. Mais heureusement que je l'ai fait, parce que je pense que sinon, le foot, c'était terminé pour moi. J'ai passé un mois à jouer dans un groupe de vingt-cinq joueurs, comme si on était un vrai club. Des entraînements, des matchs amicaux, et le but, c'est que les joueurs se fassent repérer par des clubs. J'arrive en juillet 2010, je n'ai toujours aucun appel et je sens que ça va être compliqué, jusqu'à l'appel de Denis Renaud, l'entraîneur de Carquefou, qui me demande de venir voir un peu là-bas, comment ça se passait. J'avais pas trente-six solutions, donc j'y suis allé et j'ai signé à Carquefou en CFA. J'avais un contrat fédéral parce qu'on ne peut pas signer pro dans ces clubs-là, en amateur.

L'UNFP FC, le club des sans-contrat
Saison 2010/2011, tu débarques à Carquefou. Deux saisons plus tard, vous montez en National. Une folie à l'époque ! C'était complètement fou. Je fais une première saison pleine, c'est un peu une renaissance parce que j'ai eu la chance d'avoir un coach comme Denis Renaud qui m'a laissé m'épanouir et progresser en jouant les matchs. Je fais deux saisons à plus de trente matchs et, lors de la deuxième, on a le bonheur de monter avec un record de points en CFA. Je n'avais pas trop envie de partir, j'étais bien là-bas…





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