On gère mieux les catastrophes naturelles que les crises financières 

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Les conséquences économiques d'un séisme ou d'un ouragan sont généralement bien maîtrisées. La solidarité peut accomplir des miracles.

Un «holocauste», notait Paul Claudel, ambassadeur de France à Tokyo, le 1 er septembre 1923, devant le Japon en flammes à la suite du séisme qui devait faire 140.000 victimes. Les paysages de villes englouties, des centrales nucléaires en feu, un bilan provisoire de 27.000 morts ou disparus, des centaines de milliers de sans-abri, offrent aujourd'hui un spectacle de désolation comparable. Ces images rendent quelque peu dérisoires les chiffrages économiques du désastre présentés ici ou là.

Ainsi la Banque mondiale a-t-elle estimé la semaine dernière entre 122 et 235 milliards de dollars l'ampleur des destructions pour le Japon, soit l'équivalent de 2,5 % à 4 % d'une année de la production de richesses du pays (son PIB). Ce n'est certes pas rien, mais la facture paraît sans commune mesure avec les souffrances subies et même les dégâts matériels retransmis sur les écrans. L'Organisation internationale d'aide au développement a, faut-il le rappeler, une vaste

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