On était bien à un match truqué

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On était bien à un match truqué
On était bien à un match truqué

Il y a quelques mois, le calcioscommesse (scandale des matchs arrangés) connaissait un énième épisode. Les sanctions sont tombées, et le club de Teramo a été ainsi privé d'une historique promotion en Serie B.

On ne parle que de ça dans la région, de Notaresco à Campli en passant par Roseto degli Abruzzi, station balnéaire au bord de l'Adriatique. Aussi parce que les principaux accusés sont tous du coin. Marcello Di Giuseppe, ex-directeur sportif de Teramo, habite sur la côte. Ercole Di Nicola, qui occupait le même poste à L'Aquila, possède une splendide villa à Pagliare, lieu-dit de Morro d'Oro, équipe que son père emmena chez les professionnels il y a dix ans. Le président de Teramo, Luciano Campitelli, est de Canzano où on fait un succulent blanc de dinde en gélatine, le célèbre tacchino alla canzanese. Tous les jours, le journal local Il Centro est décortiqué par les habitués des bars des différents bourgs à la recherche d'une bonne nouvelle. En vain.

Match arrangé ou tentative de match arrangé ?


Les écoutes téléphoniques de l'enquête Dirty Soccer laissent cependant peu de place aux doutes. Brève reconstitution de l'accusation. Le président Campitelli et son directeur sportif Di Giuseppe (viré depuis) ont fait appel à Di Nicola, expert en matchs arrangés, pour altérer le résultat du match Savona-Teramo en leur faveur. Deux tentatives sont effectuées, la première via Matteini, joueur de Serie D, dont la mission est de contacter et corrompre deux collègues de Savona. Ces derniers refusent. La seconde via Ninni Corda, ex-entraîneur de Savona, Giuliano Pesce, collaborateur de Parme, et surtout Marco Barghigiani, directeur sportif de l'adversaire du jour qui se chargerait lui-même de voir avec ses propres joueurs. Et on n'en saura pas plus sur la réussite ou non de cette manœuvre, on sait juste qu'aucun joueur n'a été condamné, même pas pour omission de dénonciation. Pourtant, il s'agit bien d'une condamnation pour "fraude sportive", et non tentative.

La justice sportive n'y est d'ailleurs pas allée de main morte en première instance : rétrogradation en Serie D avec 20 points de pénalité. Peine allégée en appel à relégation en Lega Pro avec 6 points de pénalité, car "Teramo avait quoi qu'il en soit de très bonnes chances d'accéder en Serie B". En effet, il lui suffisait de 3 points sur les deux derniers matchs, même si l'ultime rendez-vous était la réception du dauphin Ascoli. À noter qu'il reste un 3e et dernier degré, la cassation incarnée par le collège de garantie du Comité olympique italien. Ce dernier aura donc pour rôle de valider…




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