On était au premier match de l'ISL, saison 2

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On était au premier match de l'ISL, saison 2
On était au premier match de l'ISL, saison 2

Pour sa deuxième édition, l'Indian Super League a débuté samedi par un show extravagant avec les plus grandes stars du pays. Reléguant presque au second plan le match entre le Chennaiyin FC et l'Atlético de Kolkata, marqué par les boulettes d'Apoula Edel et de Bernard Mendy.

Derrière ses larges lunettes et son duvet, Kaveen, 20 ans, a sa bouille des jours heureux. L'excitation est palpable. "On voit rarement un tel enthousiasme pour du sport. Ça va être un grand moment. " Autour de lui, les spectateurs arrivent doucement autour du Nehru Stadium de Chennai (Tamil Nadu, Sud-Est). Ils engloutissent un fish-curry, tapent des selfies et se maquillent aux couleurs du Chennaiyin FC, qui reçoit le tenant du titre, l'Atlético de Kolkata, pour l'ouverture de l'Indian Super League (ISL).

L'ISL, un tournoi privé entre 8 franchises chapeauté par les géants IMG-Reliance et financé par des stars du cricket et du cinéma, revient pour une 2e saison. Avec moins de superstars âgées (exit Del Piero et Trezeguet), mais plus d'ex-internationaux moins cotés (Carlos Marchena ou Simão). Une relative prudence qui s'explique par la mise en place d'un salary cap (2,8 millions d'euros). IMG et Reliance ont peut-être compris qu'investir n'importe comment dans le bastringue a des conséquences : 14,1 millions d'euros de pertes, dont environ 4,1 millions provenant des franchises pour la première saison. Des sommes colossales, mais un succès populaire. Dhiman Sarkar, journaliste au Hindustan Times, appuie. "L'affluence de l'ISL a été meilleure qu'en I-League, la première division indienne (26 000 contre environ 8000, ndlr). Le derby entre Mohun Bagan et East Bengal ne fait pas tout." Un constat tempéré par le consultant TV Novy Kapadia : "La question est encore de savoir si les gens sont venus pour du football ou pour les animations pendant les matchs avec les stars de Bollywood."

Feux d'artifice et voiturette


Il y a assurément un peu des deux. Posée à l'entrée du stade, Sruthi, étudiante, raconte : "Il y a un engouement. J'amène mon ami qui vient pour la première fois. Même si on ne suit pas le foot, c'est l'occasion d'en voir, c'est rare", pas rebutée par le prix des billets (entre 1,4€ et 35€, quand ça plafonne à 2€ pour l'I-League, ndlr). Il y a aussi ceux qui ont été biberonnés au foot européen. "Mon club, c'est Manchester United", dit fièrement Beslin, 21 ans. Il a vu quasiment tous les matchs de Chennai la saison passée. Et confie. "Vous verrez, Bernard Mendy sera ovationné. Les gens l'adorent."

Un euphémisme. Célèbre pour avoir planté une…






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