On était au lancement de la saison du Chievo

le
0
On était au lancement de la saison du Chievo
On était au lancement de la saison du Chievo

Les années passent, mais l'équipe de l'un des quartiers de la ville de Vérone a toujours sa place bien au chaud en Serie A. Son secret ? Ne jamais avoir galvaudé l'expression de "club familial".

"Je serai bref, car comme vous le savez, je n'aime pas beaucoup parler." Voilà comment Luca Campedelli lance la saison 2015-2016 du Chievo Vérone, la 14e en Serie A, la 30e chez les professionnels. 60 ans que le club est rattaché à cette famille productrice de pâtisseries dont le fameux Pandoro. Et trois décennies chez les pros n'ont pas suffi à lui enlever cette étiquette d'éternel petit poucet du football italien, peut-être parce que président et tifosi clivensi y tiennent tout particulièrement. Mais vous pouvez en être certains, le Chievo se sauvera une fois de plus.

La presqu'Île de Beauté


Le rendez-vous était donc donné jeudi dernier, à midi, au flambant neuf centre sportif de Bottagisio, là même où le Chievo a disputé les premiers matchs de son histoire atypique. Le club a enfin sa maison, et il ne s'est pas privé de la bâtir dans un environnement aussi bucolique qu'original. En effet, l'édifice se trouve sur une petite presqu'île, bordée par le fleuve Adige d'un côté et le canal Camuzzoni de l'autre. À l'entrée de ce dernier se dresse la fameuse "Diga", une écluse érigée il y a près d'un siècle et symbole de ce petit quartier de 2000 habitants qui tient à conserver son identité. Au total, ce sont 33 000 mètres carrés coincés entre l'eau et les arbres et où s'entraînent les équipes de jeunes dont la Primavera (les U19), championne d'Italie l'an passé.

Pour le lancement de la saison, l'équipe une fera une exception et effectuera ainsi son premier entraînement sur ces nouveaux terrains. Le soleil tape fort, mais cela n'a pas découragé les supporters clivensi dont la moyenne d'âge est pourtant élevée. Dans la salle de presse ornée d'une énorme baie vitrée, ils se mêlent aux journalistes, sponsors et mêmes joueurs. Les carabiniers du coin sont également de la partie. Manque juste que le curé ! C'est tout le beau linge de Chievo qui a été convié. La proximité est d'un naturel bluffant. Pas de place pour les joueurs snobs ni les tifosi fanatiques, tout dans la mesure, comme son président.

Qui peut le moins, peut le moins


Le voici d'ailleurs qui entre, puis serre la main de ses joueurs avant de s'installer sur l'estrade, entouré de son directeur sportif et de son entraîneur. Les nouveaux arrivants sont présentés un par un et se lèvent pour recueillir les applaudissements du…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant