On était au derby de Zürich

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On était au derby de Zürich
On était au derby de Zürich

Alcool, fumigènes, froid et buts, on était au 244ème derby de Zürich. Featuring Gilles Yapi-Yapo et Kim Källström.

Un dimanche après-midi pluvieux, froid, des paroles en allemand avec un accent à couper au couteau, une odeur de bière, pas de doutes possibles, nous sommes bien en Suisse germanique. Des chants de supporters et une présence policière digne de la COP21 permettent aux badauds de se rendre compte que le Letzigrund Stadion se trouve à quelques mètres. Construit sous le niveau de la rue, le toit et les projecteurs dépassent à peine au milieu des bâtiments de la Badenerstrasse. Dans les alentours, la majorité des supporters portent des objets dérivés du FC Zürich, club visiteur du jour. Historiquement, c'est le club de la classe populaire, en opposition depuis la fin du XIXème siècle avec le Grash', représentant la noblesse du principal pôle économique helvète. Depuis une dizaine d'années, la domination a même déteint sur les terrains. Cette saison pourtant, les Sauterelles réalisent un excellent début de saison et pointent à la deuxième place du classement. A l'autre bout du tableau, les adversaires du jour, avant-derniers, risquent de se contenter de la lutte pour le maintien. Les riches se rebiffent.

Boycott et alcool


Aux guichets du stade, de nombreuses places sont encore en vente une heure avant le coup d'envoi. Surprenant ? Pas vraiment. Des irréductibles supporters du GCZ refusent de venir au Letzigrund pour les matchs à domicile. C'est le stade de l'ennemi. Leur seul domicile étant le Hardturm Station, détruit depuis 2008, dont la reconstruction a pris du retard. Les ultras présents bâcheront un message sans équivoque "Forcés à l'exil pour chaque match à domicile". Le prix des places a dû en refroidir quelques-uns aussi. La place en "populaire" est à 30 euros. Pourtant pas de Zlatan sur le terrain. Un autre Suédois connu de la Ligue 1 foulera pourtant la pelouse : Kim Källström. Capitaine des locaux, l'ancien Lyonnais bénéficie d'une telle cote de popularité qu'une demi-douzaine de drapeaux suédois viennent colorer les tribunes. Pour rentrer en tribunes, aucune fouille. Du coup, certains supporters en ont profité pour ramener leur petite fiole de liquide frelaté. Il faut au moins ça pour se tenir chaud. Les ultras de chaque équipe se chauffent la voix déjà bien avant la rencontre. En même temps, il n'y a presque qu'eux dans les tribunes. Et si les chants sont incompréhensibles pour les non-initiés au…


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