On était à Mumbai City FC-FC Goa

le
0
On était à Mumbai City FC-FC Goa
On était à Mumbai City FC-FC Goa

Des spectateurs dans un stade de football en Inde, c'est des mecs qui savent à peine ce qu'ils font là, des amoureux du football du siècle dernier, et des acteurs de Bollywood qui viennent tester leur popularité.DY Patil Stadium, 17h30. Aux abords du stade, situé à 30 kilomètres du centre ville de la capitale économique du pays, Mumbai, pas de supporters abreuvés de bières qui chantent à la gloire de leur équipe. Dans un calme étonnant, des milliers de supporters de tout âge, des familles - très - nombreuses et même des écoliers en uniforme affluent vers l'enceinte. Après une bonne heure d'attente, on se procure un billet. " Les prix vont de 200 roupies (2,5€) en virage à 2000 (26€) en présidentielle, " explique le guichetier. Ça change du Parc des Princes. Va pour la place en quart de virage. 350 Roupies (4.5€). On prend place en tribune. Premier constat, nous sommes très éloignés du terrain. Normal, le DY Patil Stadium, avec ses 55 000 sièges, est avant tout un stade de cricket, la résidence habituelle des Mumbai Indians, l'équipe de cricket. Vendeurs ambulants de pizzas et de sandwichs (bien sûr végétarien), sono à fond pour mettre l'ambiance, distribution de frites en plastique : on se croirait dans un stade américain. Le parallèle est troublant quand les 22 000 spectateurs posent leur main droite sur le coeur. L'hymne indien retentit. Silence de cathédrale dans le stade. Comme les Américains, les Indiens sont très patriotes.
" Robert qui ? "
19h. Comme avant chaque match de l'Indian Super League, un feu d'artifice est lancé. Le public s'enflamme, le match peut commencer. On se retrouve à côté d'Anurag, maillot du FC Goa sur les épaules, drapeau du club enroulé autour de la tête. Aucun doute, c'est un habitué des matches de l'équipe visiteur. L'occasion de lui demander ce qu'il pense des premiers pas de Robert Pires en Inde. " Robert qui ? Je ne connais aucun joueur et je ne connais rien au football, raconte Anurag en se marrant. Je travaille à Mumbai pour Videocon (sponsor maillot du FC Goa, ndlr), on m'a offert la place. " Ce n'est pas avec lui qu'on va discuter du placement de Pirès ou de l'aisance technique d'Anelka. Quelques mètres plus loin, Surojit, moustachu, la cinquantaine, est très énervé. Un groupe d'étudiant devant lui regardent le match debout. "Asseyez-vous ! " gueule-t-il, joignant le geste à la parole. Ils s'exécutent tous, sans broncher. Un quart d'heure de jeu et première occasion pour les locaux. Anelka décale l'ailier indien Lalrindika Ralte qui rate totalement sa frappe. Surojit se lève. " Je l'aurais mise ! "...

DY Patil Stadium, 17h30. Aux abords du stade, situé à 30 kilomètres du centre ville de la capitale économique du pays, Mumbai, pas de supporters abreuvés de bières qui chantent à la gloire de leur équipe. Dans un calme étonnant, des milliers de supporters de tout âge, des familles - très - nombreuses et même des écoliers en uniforme affluent vers l'enceinte. Après une bonne heure d'attente, on se procure un billet. " Les prix vont de 200 roupies (2,5€) en virage à 2000 (26€) en présidentielle, " explique le guichetier. Ça change du Parc des Princes. Va pour la place en quart de virage. 350 Roupies (4.5€). On prend place en tribune. Premier constat, nous sommes très éloignés du terrain. Normal, le DY Patil Stadium, avec ses 55 000 sièges, est avant tout un stade de cricket, la résidence habituelle des Mumbai Indians, l'équipe de cricket. Vendeurs ambulants de pizzas et de sandwichs (bien sûr végétarien), sono à fond pour mettre l'ambiance, distribution de frites en plastique : on se croirait dans un stade américain. Le parallèle est troublant quand les 22 000 spectateurs posent leur main droite sur le coeur. L'hymne indien retentit. Silence de cathédrale dans le stade. Comme les Américains, les Indiens sont très patriotes.
" Robert qui ? "
19h. Comme avant chaque match de l'Indian Super League, un feu d'artifice est lancé. Le public s'enflamme, le match peut commencer. On se retrouve à côté d'Anurag, maillot du FC Goa sur les épaules, drapeau du club enroulé autour de la tête. Aucun doute, c'est un habitué des matches de l'équipe visiteur. L'occasion de lui demander ce qu'il pense des premiers pas de Robert Pires en Inde. " Robert qui ? Je ne connais aucun joueur et je ne connais rien au football, raconte Anurag en se marrant. Je travaille à Mumbai pour Videocon (sponsor maillot du FC Goa, ndlr), on m'a offert la place. " Ce n'est pas avec lui qu'on va discuter du placement de Pirès ou de l'aisance technique d'Anelka. Quelques mètres plus loin, Surojit, moustachu, la cinquantaine, est très énervé. Un groupe d'étudiant devant lui regardent le match debout. "Asseyez-vous ! " gueule-t-il, joignant le geste à la parole. Ils s'exécutent tous, sans broncher. Un quart d'heure de jeu et première occasion pour les locaux. Anelka décale l'ailier indien Lalrindika Ralte qui rate totalement sa frappe. Surojit se lève. " Je l'aurais mise ! "...

...

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant