On était à Milan-Sassuolo et c'était tristounet

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On était à Milan-Sassuolo et c'était tristounet
On était à Milan-Sassuolo et c'était tristounet

Ce mardi, c'était l'entrée en lice des huit derniers clubs de Serie A en Coupe d'Italie, compétition dont tout le monde se fout de l'autre côté des Alpes. Et quelque part, ce Milan-Sassuolo l'illustre bien.

Deux carabiniers qui dégustent tranquillement leur panino alla salamella, membres d'un service d'ordre qui n' jamais paru autant superflu. Les règles sont les règles certes, mais sincèrement, un soir de Milan-Sassuolo de Coupe d'Italie, ils seraient bien plus utiles ailleurs. D'ailleurs, pas un mot ne filtrera sur le nombre de troupes mobilisées, secret défense : "Faut voir avec le service des relations syndicales mon bon monsieur". D'accord, Marcello Patulacci. Peut-être éprouvent-ils un peu de honte d'être payés à glander. Rappelons que l'Etat, qui finance ces services, pousse pour que les clubs récupèrent le bébé. Ce sont quand même les impôts du peuple italien dont on parle là. Comme prévu, ce 8ème de Coupe nationale ne passionne pas grand monde et les clubs sont les premiers à montrer des signes de désintérêt. La direction du Milan a décidé de fermer 6 des 11 secteurs qui composent San Siro dont tout le troisième anneau. Ça fera des économies sur les stades et le nettoyage d'après match. Affluence ? 8393 spectateurs. Finalement, on s'en sort pas si mal, probablement grâce à une température plus clémente que prévue, et la fameuse nebbia milanaise qui nous laisse tranquille ce soir. Par contre il faut bien lâcher son petit billet pour avoir une bonne place de parking.
"Ils sont 20000 à Bristol en ce moment-même"
La Coupe d'Italie est aux transalpins ce que la Coupe de la Ligue est aux Français, en pire. Au moins lors des premiers tours. Il faut dire que la formule bancale et élitiste n'aide en rien à la faire entrer dans les mœurs des autochtones : " Ces matches là, ça vaut pas plus qu'un amical" confie Vincenzo venu braver l'ennui et le froid, "Y'a rien à faire, ça ne fait pas partie de la culture italienne, ça commence à être intéressant à partir des demi-finales, pas avant." Mais pourquoi est-il là alors ? "Pour les abonnés, l'entrée est gratuite, et pour les autres ben, ça coûte moins cher, c'est l'occasion d'assister à une rencontre au premier anneau rouge par exemple...". Il finit sur un coup de gueule : "Mais nous on vient assister à ces rencontres pourries, on devrait avoir la priorité au moment de la mise en vente des places pour les derniers tours, c'est trop facile de n'être présent que quand il y a un intérêt." La méritocratie pour remplir les travées lors des...


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