On était à la finale de la Ligue des champions

le
0
On était à la finale de la Ligue des champions
On était à la finale de la Ligue des champions

A priori la plus belle équipe du monde contre la plus pragmatique. Une attaque de feu contre une défense de fer. En somme, une opposition de styles sur le rectangle vert et un combat qui s'est prolongé dans les tribunes avec une nette victoire des socios catalans sur les tifosi italiens...

20h stade olympique de Berlin. Sous un soleil radieux et un temps d'été, des grappes de supporters et simples spectateurs s'approchent des grilles. Pour entrer, forcément une certaine attente et quelques mouvements de coudes pour ne pas se faire griller sa place. D'ailleurs, un supporter de la Juve pète un câble et hurle aux stewards "Laissez-moi entrer !!!". À ses côtés, l'un de ses compères, embarrassé, se sent obligé de justifier : "Le football le met dans un état second, mais en temps normal, c'est un gentil garçon." Au-delà du cordon de sécurité, les visiteurs les plus affamés peuvent se jeter sur les bretzels et hot-dogs en vente, ceux qui ont déjà abusé de la bière locale - ils sont nombreux - tentent de se frayer un chemin jusqu'aux toilettes. Bondées chez les hommes, avec une queue de plusieurs mètres. À moins d'être suicidaire, mieux vaut attendre la fin de la finale pour commander plus de mousse...

L'avant-match : flashmob et hymne de la LDC revisité


Rapidement, chaque spectateur prend place. Pour le clan catalan, il s'agit principalement de la tribune Est du stade olympique, là où les supporters du Hertha ont leurs habitudes. Les Italiens occupent une grande partie de la section Ouest et apparaissent plus nombreux, ce qui augure d'un beau duel de vocalises. Sur la pelouse, les joueurs de la Juve s'échauffent déjà depuis une bonne dizaine de minutes quand les rejoignent les stars du Barça, sous l'ovation de tout l'Est du stade et les sifflets nourris de section Ouest. Au milieu du vacarme, Lionel Messi se prépare tranquillement en échangeant des transversales avec Dani Alves, avant de se lancer dans une séance de frappes au but avec le reste du trio MSN. Dans les buts, le pauvre Claudio Bravo doit s'arracher pour sortir les quelques ballons qui ne soient pas imparables, ou compter sur les arrivées dans le game de Dani Alves et Gerard Piqué pour pouvoir briller. Le compagnon de Shakira en met quelques-unes au fond, mais reste logiquement le plus éloigné du sans-faute et le plus proche de décapiter un cameraman placé derrière la cage. Si les joueurs préparent sereinement le combat qui s'annonce, en tribunes, les deux kops se rendent coup pour coup. D'un côté, les Barcelonais, tels un seul homme, entonnent leurs chants traditionnels et occupent l'espace acoustique, quand les Italiens, visiblement plus dispersés et moins coordonnés, peinent à suivre…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant