On était à l'expo Co-Workers avec Djibril Cissé

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Jeudi, le musée d'Art moderne de Paris lançait son exposition Co-Workers pour discuter réseau entre amis. Sans petits fours mais avec pas mal de Djibril Cissé, un peu de Marcel Duchamp, et un semblant d'Andy Warhol et de Mao Zedong. Rien que ça. Récit de la ruée vers l'art du Djib'.

Entre Alma-Marceau et Iéna, les bouchons garnissent l'avenue du Président-Wilson dans le 16e arrondissement de Paris. Le soleil se tasse, les parapluies débauchent et les berlines noires rythment le son du Sud-Ouest de la capitale. Il est bientôt 18h, et le musée d'Art moderne a le monde à ses pieds. Du moins, une file assez imposante et bariolée pour qu'elle s'aperçoive du boulevard. Des blousons longs jusqu'aux chevilles, avec option blouse bleue de chimiste, des bombers rouge flashy, des coupes au bol, des cheveux peroxydés, des ourlets à perte de vue, qui s'accordent parfois avec des paires d'Asics, mais plus souvent avec un style à la Dr. Martens, et des combos costard-moustache. En somme, un mix entre Las Vegas Parano, Trainspotting et Human Traffic, pour un petit bout des nineties façon perfide Albion. Une bonne partie du Tout-Paris est là. Celle qui se plaît en vernissages hauts en couleurs. Et celle, aussi, qui s'occupe du vestiaire, où une dame sympathique vient d'apprendre que Djibril Cissé sera de la partie. " Il est au PSG lui maintenant ? En tout cas, je vais essayer d'avoir un autographe pour mon fils ! " Normal. Au rez-de-chaussée, l'expo Warhol Unlimited, " unique en son genre " selon le sous-directeur maison Philippe Crepin, n'a vraiment pas de limite. Entre les vidéos reproduisant les mêmes images en noir et blanc et les traditionnelles répétitions de portraits sous plusieurs gammes, avec un Mao presque souriant à l'honneur, les " Oooôh " et les " Aaaaâh " se perdent dans les salles immenses du MAM. Mais, l'attraction n'est pas là. Elle se trouve à l'étage, où l'exposition Co-Workers - Le réseau comme artiste est la reine de la soirée. Le concept est d'inspiration new-yorkaise : faire venir des artistes nés dans les années 80, formés en 2000, qui bossent en réseau, par et pour le réseau. Ça promet.

" On a voulu parasiter les droits télé de beIN Sports "


Une télé 15 pouces et une métisse aux lèvres pulpeuses, face caméra. Seule, elle déblatère, mange grassement et joue la Youtubeuse. Quelques marches plus loin, une jeune femme dit bonjour, à l'envers, la tête entre ses jambes. Le mur d'en face souhaite aussi la bienvenue. " Félicitations ! Vous êtes le 1000e visiteur de ce site ! Merci. " Devant la scène, des toiles sous verre cohabitent avec des nappes arc-en-ciel trempées dans une sorte de javel, dont…


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