On était à Fiorentina-Milan, en Curva

le
0
On était à Fiorentina-Milan, en Curva
On était à Fiorentina-Milan, en Curva

Coché dès l'annonce du calendrier de Serie A, fin juillet, le premier choc italien de la saison, entre la Fiorentina et le Milan AC, a tenu toutes ses promesses. Dans un Artemio Franchi souvent oublié, à tort, lorsqu'il s'agit d'évoquer les plus belles ambiances de la Botte, la Viola, bien aidée par un public en feu, a fait le spectacle. Ça tombe bien, on était en plein cœur de l'événement, en Curva Fiesole. Récit d'une soirée enthousiasmante.

Situé un peu à l'écart du centre de Florence, au Nord-Est de la ville, le stadio Artemio Franchi n'impressionne pas vraiment, vu de l'extérieur. Les charmes de l'arène de la Fiorentina, camouflée par les bâtiments voisins et une végétation assez dense, ne se dévoilent effectivement pas si facilement. Heureusement une fois à l'intérieur, précisément en Curva Fiesole où se regroupent les principaux groupes de supporters organisés, impossible de rester insensible. Le coup d'envoi est pourtant dans plus d'une heure, mais la tribune, qui se remplit peu à peu, vibre déjà. S'y retrouvent, le plus souvent, des amis de longue date, habitués des lieux. C'est le cas de Matteo, Francesco et Loris, tous membres du club de supporters de Piombino, à quelque deux heures de route et 160km de là. "Aujourd'hui, nous ne sommes que cinq, car certains d'entre nous sont encore en vacances. Mais d'habitude, nous sommes environ une quinzaine, explique Francesco. Ça peut aussi être bien plus. On a par exemple rempli deux bus pour Fiorentina-Liverpool en Ligue des champions, en 2009", tonne-t-il avec fierté. Maître nageur de profession, il a toutefois bien du mal à se jeter à l'eau pour un pronostic, sans doute par superstition : "Je ne sais pas. Je vois plus le Milan s'imposer."

En attendant, les gardiens de la Fiorentina ont fait leur apparition à l'échauffement, sous les applaudissements. Le groupe milanais est, évidemment, accueilli d'une tout autre manière. Sévèrement visé, Riccardo Montolivo, ex-Florentin parti libre au Milan, peut en témoigner. Dans ce monde de brutes, la douceur est néanmoins bel et bien là, avec une gent féminine présente en nombre. Quant à la première vraie émotion, elle intervient avec la nouvelle de la défaite de la Juventus qui circule de bouche à oreille. "La soirée commence bien", se réjouit Francesco. L'ambiance monte encore d'un cran avec les premiers chants qui se font entendre. Parmi ceux-ci, un en l'honneur d'un tifoso interdit de stade. "Tu vois là-bas, c'est son fils ", ajoute Loris, en désignant un jeune homme, quelques mètres plus loin. Après un message de prévention sur le racisme, diffusé sur l'écran géant du stade, place à la présentation des équipes. La Curva Fiesole, désormais comble, donne de la voix pour saluer les siens et entonne avec ferveur un hymne à la gloire du club. Frissons garantis. Pelouse abondamment arrosée, le choc de cette…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant