On était à Duisburg-Kaiserslautern

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Quoi de mieux qu'un classique du football allemand pour lancer la saison de 2. Bundesliga ? De retour dans l'antichambre de l'élite, le MSV Duisburg accueillait le 1. FC Kaiserslautern, candidat à la montée. Un match des extrêmes qui a tenu toutes ses promesses, pour le plus grand plaisir des supporters. Au vu du spectacle proposé, il était temps que le Fußball reprenne ses droits.

Elle n'est pas la plus connue des villes de la Ruhr et pourtant, elle fut pendant une quarantaine d'années le moteur de la région la plus industrialisée d'Europe de l'Ouest. Duisburg se dresse ici, aux confluents du Rhin et de la Ruhr, au cœur de cet espace rhénan si cher aux professeurs de géographie des lycées français. Et c'est grâce à son port tentaculaire – le premier port intérieur au monde – qui s'étend tout au long des deux rives de la ville, que la cité industrielle continue aujourd'hui, malgré le ralentissement économique et les fermetures d'usines, de peser. Sa situation géographique fait de la ville la porte d'entrée de la Ruhr. À partir de là, les communes se suivent et se ressemblent. Mines, usines de sidérurgie, villas d'ingénieurs et anciens habitats d'ouvriers se succèdent. Et au milieu de tout ça, la même source de distraction : le foot. Duisburg, comme les autres villes du coin, vibre pour le ballon rond. Et même si le club n'a jamais connu le même succès que ses voisins de Dortmund ou de Schalke, il a toujours compté sur la scène régionale.

" Der MSV ist wieder da ! "


Ces dernières saisons, la donne a quelque peu changé. Embourbé dans des problèmes financiers, le club a vécu une véritable descente aux enfers et a failli mettre la clé sous la porte plusieurs fois avant d'être rétrogradé administrativement en 3e division. La remontée en 2. Bundesliga, seulement deux saisons après la sanction, ravit évidemment les nombreux supporters du MSV. C'est donc dans la joie et la bonne humeur que les fans se retrouvent dans les bus affrétés par la ville pour se rendre au stade. Bière à la main et sourire aux lèvres, les locaux se mélangent aux nombreux supporters de Kaiserslautern qui ont fait le déplacement. Tous s'accordent à dire une chose : la deuxième division, c'est quand même bien plus excitant que la première. Néanmoins, les fans de Lautern se rappellent du bon vieux temps et de ce "record" qui ne risque pas de tomber de sitôt : le Meisterschale obtenu en 1999 dès le retour dans l'élite. Et après quelques saisons à jouer les demoiselles d'honneur, les supporters y croient : la montée sera pour cette année.





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