On était à Alvalade pour Sporting-Estoril

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Deuxième derby lisboète consécutif pour les Sportinguistas et deuxième succès. Après Benfica, Estoril a mordu la poussière au terme d'un joli match. Autour du stade et à l'intérieur, les maîtres-mots sont bouffe, Jesus et arbitre de merde. Un grand classique du football portugais.

"On ne gagne pas la guerre en remportant une bataille." Le tifo des ultras sportinguistas est on ne peut plus clair. Il ne faut pas se contenter de la fessée infligée à Benfica la semaine dernière 3-0. La route sera longue jusqu'au titre. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, sous la première banderole, un second tifo rappelle qu'il "en reste 26" (matchs). Trop sérieux, les supporters du Sporting ? Pas tellement. Deux heures avant le coup d'envoi du match contre Estoril, de nombreux groupes de supporters chambraient encore les Aigles déplumés à coups de "filhos da p*** SLB". Le tout en chanson. Pour la finesse, on repassera. Le coin nourriture, situé une vingtaine de mètres face à l'entrée principale, n'est pas moins gras. Bifanas, churros, sandwichs, burgers, dégueulasseries en tout genre et bières à n'en plus finir À Alvalade, on bouffe beaucoup et très mal avant les matchs. Un peu comme dans les trois quarts des stades de foot, en fait. Moyennant 5 euros, il y a de quoi se remplir la panse et ne pas mourir de soif pendant 90 minutes. 5 euros, c'est d'ailleurs le prix d'à peu près tout dans le coin. Écharpes vendues à la sauvette ou en stand, gadgets et autres objets divers, rien n'est plus ou moins cher. Une certaine conception de l'économie.

Jorge Jesus plus populaire que ses joueurs


Alors que les portes du stade commencent à s'ouvrir, les quelque 40 000 Lions venus assister à la rencontre ne se précipitent pas pour pénétrer dans l'antre multicolore. Assis sur une glacière à côté du car qui les transporte, deux membres du Directivo Ultras XXI discutent. Pas de Bielsa, mais bien de Jorge Jesus. "Sans lui, Benfica est devenu une équipe normale. Et nous, avec lui, on est en tête du championnat. Au Portugal, on ne fait pas mieux que Jesus en ce moment", s'enflamme l'un d'entre eux, un dénommé Rafael. Apparemment, il n'est pas seul à le penser. L'ancien technicien benfiquista est dans toutes les conversations, sur toutes les lèvres. La star, ce n'est ni Bryan Ruiz, ni Islam Slimani, ni William Carvalho, mais bien un entraîneur de 61 ans dont tout le monde se moquait il y a encore peu de temps au Sporting à cause de son mauvais portugais (n'oublions pas que le Sporting est initialement une équipe de bobos snobs, ndlr). Quand le speaker annonce son nom, il prend son temps, son pied, et gueule plus fort en attendant…


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