On a testé pour vous la fracture tibia-péroné

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On a testé pour vous la fracture tibia-péroné
On a testé pour vous la fracture tibia-péroné

Ce dimanche à 17h, Manchester United se déplace à Southampton sans Luke Shaw. Victime d'un tacle particulièrement appuyé mardi dernier en Ligue des champions qui lui a brisé la jambe droite, le latéral gauche des Red Devils est out pour six mois minimum. Une tuile qui ne tombe pas que sur les joueurs pros. La preuve, c'est arrivé près de chez vous

Tous ceux qui ont déjà mis une bûche dans une cheminée connaissent ce bruit. Ce craquement sec, sourd, qui raisonne lorsque la flamme parvient à fendre le bois. Le plus souvent, une minuscule braise s'échappe et se dissipe dans le conduit, telle une luciole. C'est beau, noble, et ça réchauffe. Sauf que ce bruit si particulier, tout ceux qui se sont déjà retrouvés avec la jambe d'équerre l'ont également entendu. Ce craquement sec, sourd, qui raisonne dans tout votre corps lorsque le crampon parvient à fendre l'os. Le plus souvent, un cri strident s'échappe et se dissipe dans l'écho. Les lucioles, elle, coulent le long de vos joues. C'est moche, cruel, et ça glace le sang.

Mais contrairement à son pote, le ligament croisé, qui pète souvent tout seul, la fracture tibia-péroné a besoin de l'adversaire pour exister. Que ce soit sur un tacle scélérat d'un boucher qui ne sait pas défendre autrement que les deux pieds décollés ou, plus technique, à cause d'un attaquant un peu gauche qui glisse sur le ballon en tentant une roulette "zidanesque", le résultat est le même : la guillotine. Dans le milieu, on appelle ça une "Djibril Cissé". Et comme pour le Djib', Manuel Dos Santos, Jérémy Clément, Eduardo da Silva, Federico Mattiello, Luke Shaw ou David Busst (le saint patron du tibia-péroné), la douleur n'est pas immédiate. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle n'intervient réellement que lorsque vous vous retrouvez au sol à contempler l'ampleur des dégâts. Une douleur psychique donc, qui devient très vite physique et s'amplifie au moindre mouvement, voire tremblement. De ce point de vue-là au moins, joueurs pros, district, five ou FSGT, tous sont égaux face à la double fracture. Idem face à la durée d'indisponibilité : six mois incompressibles. La seule différence en fait, c'est qu'à la sortie, les pros seront de retour sur le pré quand les autres reprendront tout juste la course à pied. Mais pas de précipitation, hein. Pour l'instant, vous pensez surtout au fait qu'ils ont la "chance" d'avoir un staff médical de l'autre côté de la ligne de touche. Alors que pour vous, les premiers soins ont encore la moitié de la ville à traverser.

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