On a retrouvé le dresseur de Didier

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On a retrouvé le dresseur de Didier
On a retrouvé le dresseur de Didier

Quand on parle de chien et de football, une chose en particulier nous vient à l'esprit : Didier. Gros carton à l'époque au cinéma, ce film fait aujourd'hui partie de notre mémoire collective de footeux fans de toutous. Pour vous, nous avons retrouvé le dresseur de Didier (Elliot dans la réalité), Patrick Pittavino, pour une interview bien léchée.

Comment s'est passée la rencontre avec Alain Chabat ? Qu'est-ce qui a fait que vous avez bossé ensemble sur ce film ? C'était son premier film et il était un peu anxieux, car il n'avait encore jamais bossé avec des animaux. Et du coup, quand il expliquait un peu ce qu'il attendait du chien, comme par exemple le faire traîner sur le sol attaché à une laisse (une des premières scènes du film, ndlr), tous les dresseurs lui répondaient " bien sûr, aucun problème ". Tu sais dans le métier, on dit amen à tout pour avoir un contrat. Mais quand il est venu me voir et qu'il m'a expliqué un peu le topo, j'me suis dit : " Oh la la la, qu'est-ce que c'est que ce bordel, comment on va faire ça, et ça, et ça, etc ? " Là, il s'est dit : " Bon ok, ce mec est fou, je veux travailler avec lui. " Et vu qu'il est fou comme moi, on s'est tout de suite entendus. Chabat est un mec qui a une idée à la seconde, qui s'adapte entre ce qui est écrit dans le scénar' et ce qu'on invente en direct. Mais il n'est pas chiant, c'est pas le mec capricieux ni rien. Il est très à l'écoute, c'est quelqu'un de rare dans le métier.
Il s'intéressait à la manière dont tu travaillais ? Ah oui, il voulait tout savoir. C'est un gourmand de la vie et il n'y a pas grand-chose qui ne l'intéresse pas. Il s'intéresse à tous les métiers sur un tournage. Et encore aujourd'hui quand on a fait le Marsu' (Sur la piste du Marsupilami, ndlr), c'est toujours le même gars. C'est un passionné qui s'intéresse à tout ce que les autres passionnés font de leur côté.
Comment s'est fait le choix d'Elliot le labrador ? Alain n'avait pas d'idée précise du type de chien qu'il souhaitait avoir. On lui a présenté des chiens qui avaient déjà un certain bagage dans le cinéma. Mais, même s'il n'avait rien de précis en tête, il savait ce qu'il voulait, il voulait un look, un chien qui marque. On lui a donc présenté 5 ou 6 chiens environ, mais aucun ne lui plaisait. C'est là que j'ai pensé à lui présenter Elliot et il a tout de suite dit : " Ah oui, c'est lui, c'est lui ! " Dès qu'il l'a vu, ça a fait tilt. Il se fichait que ce soit telle ou telle race, ça aurait pu être tout aussi bien un dalmatien, cela n'avait aucune espèce d'importance. Il voulait une gueule, une bouille, des mimiques, un coup de…


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