On a retrouvé Johnny Ecker

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On a retrouvé Johnny Ecker
On a retrouvé Johnny Ecker

Chaque mercredi, c'est sur les coups de 13h que Johnny Ecker, 42 ans, rejoint le complexe sportif du quartier de La Moulinelle à Beaucaire (Gard). Depuis six ans, l'ancien joueur du LOSC et de l'OM est éducateur auprès des jeunes. Formation, mairie FN, Bielsa, le Vélodrome... Entretien avec celui qui a mangé du Parmesan un soir d'août 2001.

Comment vous êtes-vous lancé dans la formation des jeunes ? Quand j'ai arrêté de jouer au football, mon fils a pris sa première licence et j'ai voulu le former moi. Je me suis mis à passer des diplômes et à passer du temps sur les terrains avec les enfants.
C'était important pour vous de revenir à Beaucaire ? Oui, car j'ai débuté là. Je savais très bien que mon plan de carrière me disait que j'allais certainement revenir. C'était soit Nîmes où j'ai fait le centre de formation, soit Beaucaire, le club de mes débuts quand j'étais minot. Aujourd'hui, je vis à Beaucaire, je me consacre à la formation et je suis heureux comme ça.
En quoi consiste l'éducation des jeunes par le foot ? C'est différent du monde professionnel. Mais on reste sur la même longueur d'ondes, car ça reste du foot. C'est la passion. Chez les enfants, il y a une psychologie différente. Il y a bien sûr le fait d'apprendre à jouer au ballon, mais aussi tout plein de choses à côté. Le respect, de soi, de ses copains, de l'adversaire, du terrain, de l'arbitre. Je tiens à cela, que l'on ait une bonne image des garçons de mon club. On se prend au jeu, on apprend beaucoup, comme simplifier les exercices. Quand ils débutent, ils ont 6-7 ans. Il faut prendre sur soi, prendre le temps, démontrer, et faire des exercices adaptés pour les enfants.
La saison dernière a été particulièrement difficile en interne. Que s'est-il passé exactement ? Une nouvelle équipe dirigeante est arrivée. Le président démissionnait du Stade beaucairois. Je ne me suis pas entendu avec la nouvelle équipe. Je n'ai pas senti qu'ils voulaient travailler avec moi. Soit je m'arrêtais, soit j'allais ailleurs. Mais en tant que Beaucairois, j'ai créé mon club, l'Espoir FC Beaucairois et j'en suis très fier. Je n'ai pas créé mon club pour tuer le Stade beaucairois ou pour partir dans deux ans. Il y a assez d'enfants pour faire vivre deux clubs dans cette ville. Je voulais travailler chez moi à Beaucaire. Pourtant, je ne pensais pas avoir les atouts et le matériel pour pouvoir continuer. On est parti de zéro. Pas un ballon, pas un maillot, rien du tout, avec une équipe dirigeante essentiellement bénévole avec moi. On est allé voir la municipalité. Du moment que j'avais les…



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