On a fêté la première Copa America de l'histoire du Chili

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On a fêté la première Copa America de l'histoire du Chili
On a fêté la première Copa America de l'histoire du Chili

Nuit de folie à Santiago. Après un siècle de disette, le pays a enfin remporté la Copa America. Un motif de fierté énorme, après tant de triomphes moraux. Et l'occasion de descendre dans la rue, pour crier sa joie et s'ennivrer.

20h45 sortie du stade, voilà presque une heure que Claudio Bravo a soulevé le trophée. Sur la route entre l'Estadio Nacional, et la station de métro Nuble, située à une vingtaine de minutes à pied, ça klaxonne dans tous les sens. Au milieu des vendeurs de completos italianos, ces hot dogs avec avocat, tomate et mayo (la sainte trinité de la street food chilienne) et des chiens errants, les Santiaguinos hurlent leur fierté, drapeau au vent ou sur les épaules. Certains sont maquillés aux couleurs du pays, d'autres portent un masque à l'effigie d'Arturo Vidal.

Chansons et feux d'artifice


Les tambours, interdits dans le stade, sont bien présents en dehors, et des fanfares ambulantes jouent au milieu du trafic. La foule suit le rythme et entonne une petite chanson, pour les Argentins, qui deviendra l'hymne de la soirée : " Argentino, argentino, que amargado se te ve, Messi no tiene los huevos, que tiene Gary Medel " ("Argentin, ça te met en rage, car Messi n'a pas les couilles qu'a Gary Medel" en VF). Evidemment on n'échappe pas non plus à l'entêtant et sytématique, "Chi-chi-chi le-le-le". Quand tout ce beau monde se retrouve a l'entrée du métro, c'est bien sûr le bordel, mais tout le monde s'en accomode avec joie. Ce samedi soir, rien ne peut miner le bonheur du Chili. En tout cas, pas le fait de s'entasser dans un wagon, où tout le monde saute à l'unisson en chantant " el que no salta es argentino maricon " ("celui qui ne saute pas est un homosexuel argentin") pour tester les suspensions . D'autres optent pour un plus sobre "Chile campeon" en utilisant les vitres et le toit du train comme des percussions.

Mais le cœur de la fête bat à Plaza Italia, le traditionnel point de rassemblement de Santiago en cas de victoire. Tout le monde converge vers cet endroit, maillot Reebok de 98, frappé du 9 de Zamorano et du 11 de Salas dans le meilleur des cas, maillot Brooks mal taillé de 2010 parfois. Jeunes, vieux, couples, familles, tout le monde chante, canette de bière ou piscola à la main. Certains arrivent en métro, d'autres à pied, certains enfin dans des picks up surchargés. Tous hurlent leur fierté d'être chiliens et d'avoir enfin remporter un trophée. Il faut dire que le Chili était jusqu'alors le seul pays d'Amérique du Sud à ne pas avoir gagné la Copa America avec l'Equateur et le Venezuela. Les hommes…




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