« On a fait du bien à notre sport »

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« On a fait du bien à notre sport »
« On a fait du bien à notre sport »

Ils s'étaient quittés, le 23 août, à leur retour de Rio, les yeux encore remplis d'étoiles après leur moisson historique de médailles (2 or, 2 argent, 2 bronze). Les retrouvailles ont eu pour cadre, hier soir, une péniche parisienne. Les héros de l'été, Tony Yoka en tête, ont fêté ce triomphe sans précédent pour la boxe hexagonale sous le regard attendri de John Dovi, leur entraîneur national.

 

Aviez-vous envisagé pareil triomphe ?

John Dovi. On se doutait qu'on pouvait faire quelque chose de bien, ça bouillonnait. La surprise, c'est l'engouement. Notre succès a procédé d'un alignement de planètes : nos résultats, les médailles dans trois couleurs, le couple Tony-Estelle, l'image qu'on a donnée. Comme avant on ne parlait pas du tout de nous, un petit peu, c'est déjà beaucoup.

 

L'équipe de France olympique était-elle vraiment une famille ?

Quand on me reparle des Jeux, on ne me cite jamais un nom en particulier. On me parle d'une équipe. On avait une « team solide » composée de garçons et de filles d'origines diverses. Tous ces athlètes symbolisaient la France et ils ont su se trouver sous une unique bannière avec un but commun.

 

Quelle a été votre part dans cette réussite ?

Notre rôle ne consiste pas seulement à leur apprendre à donner des coups de poing, mais à devenir des adultes. Pour faire un bon athlète, il faut une bonne personne. On a passé deux cent cinquante jours ensemble par an pendant quatre années. On les a connus à 18-19 ans avec une image qui se réduisait à leur environnement familial. Ça les a changés de voir la vie autrement.

 

Pourquoi les gens se détournaient-ils de la boxe ?

Ils l'ont toujours aimée. C'est un sport qui fascine, mais on manquait de boxeurs charismatiques qui donnaient envie. A Rio, on a fait du bien à la boxe. Elle en avait besoin.

 

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