On a discuté de l'identité de jeu du PSG avec Thiago Silva

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On a discuté de l'identité de jeu du PSG avec Thiago Silva
On a discuté de l'identité de jeu du PSG avec Thiago Silva

Dans une équipe de football, la naissance d'une identité de jeu reste un phénomène mystérieux. Alors que Marcelo Bielsa a créé en quelques mois une identité de jeu à l'OM, les performances et les absences de Thiago Motta et Zlatan ont montré les limites de cette " personnalité collective " à Paris. L'identité de jeu d'une grande équipe peut-elle reposer sur les pieds et les épaules de deux joueurs ? Finalement, quelle est la patte de Laurent Blanc sur cette équipe ? On en a discuté avec Thiago Silva.
Le 8 mai dernier, un jour après avoir obtenu le titre de champion de France tout en perdant contre Rennes, un Thiago Silva en casquette répond à nos questions après avoir passé son après-midi à déconner avec Zlatan. Mais quand les sujets Chelsea et tactique ressortent, le défenseur retrouve vite son style de jeu, sérieux et intransigeant. Au moment où l'insistance de Laurent Blanc sur la possession de balle est abordée, Thiago interrompt la conversation de façon surprenante :
- Attends, tu dis qu'on insiste plus sur la possession de balle avec qui, Ancelotti ou Blanc ?
- Bah... Blanc, non ? Par rapport à l'an dernier, toi par exemple, en moyenne tu touches 20 ballons en plus par match
- Ah, oui... C'est vrai... (hésitant) Mais c'est surtout vrai que l'an dernier, si vous regardez bien le calendrier et les matchs, il n'y avait pas Thiago Motta. C'est ça, la grande différence avec la saison dernière.

Mais alors, malgré un changement d'entraîneur et tout ce qui a été dit sur les différentes philosophies de jeu défendues par Ancelotti et Blanc, la " grande différence " serait la forme fragile d'un Brésilien au passeport italien jouant en Mizuno ? Effectivement, sous Ancelotti en 2012/13, Motta joue 12 matchs de Ligue 1. En 2013/14, le total monte à 32. Naïfs étaient donc ceux qui pensaient que les entraînements et les idées de jeu de Blanc avaient transformé le PSG ? Les 63% de possession, c'était Thiago Motta ? Les séries interminables de circulation de balle dans le camp parisien, c'était Thiago Motta ? La différence entre Ancelotti et Blanc, c'était Thiago Motta, vraiment ? Les propos du capitaine parisien interrogent : les joueurs sont-ils si peu impliqués dans la conception des idées de leur jeu qu'ils peuvent penser que l'un des leurs peut faire toute la différence ? La réponse aurait-elle été différente si elle avait été posée à un milieu comme Verratti et Motta ? Interrogé par la suite sur le discours et le plan de jeu de Laurent Blanc avant la terrible défaite Chelsea-PSG à Stamford Bridge, Thiago Silva répond : " "Ne prenez pas de but". Voilà ce qu'il nous a dit avant le match. Et aussi "restez bien concentrés". " Et c'est tout Alors, surestime-t-on l'importance de l'entraîneur au sein de ces clubs de superstars ? Le PSG joue-t-il en roue libre, plus ou moins bien en fonction de la présence de tel ou tel talent ?
De l'influence de Thiago...





Le 8 mai dernier, un jour après avoir obtenu le titre de champion de France tout en perdant contre Rennes, un Thiago Silva en casquette répond à nos questions après avoir passé son après-midi à déconner avec Zlatan. Mais quand les sujets Chelsea et tactique ressortent, le défenseur retrouve vite son style de jeu, sérieux et intransigeant. Au moment où l'insistance de Laurent Blanc sur la possession de balle est abordée, Thiago interrompt la conversation de façon surprenante :
- Attends, tu dis qu'on insiste plus sur la possession de balle avec qui, Ancelotti ou Blanc ?
- Bah... Blanc, non ? Par rapport à l'an dernier, toi par exemple, en moyenne tu touches 20 ballons en plus par match
- Ah, oui... C'est vrai... (hésitant) Mais c'est surtout vrai que l'an dernier, si vous regardez bien le calendrier et les matchs, il n'y avait pas Thiago Motta. C'est ça, la grande différence avec la saison dernière.

Mais alors, malgré un changement d'entraîneur et tout ce qui a été dit sur les différentes philosophies de jeu défendues par Ancelotti et Blanc, la " grande différence " serait la forme fragile d'un Brésilien au passeport italien jouant en Mizuno ? Effectivement, sous Ancelotti en 2012/13, Motta joue 12 matchs de Ligue 1. En 2013/14, le total monte à 32. Naïfs étaient donc ceux qui pensaient que les entraînements et les idées de jeu de Blanc avaient transformé le PSG ? Les 63% de possession, c'était Thiago Motta ? Les séries interminables de circulation de balle dans le camp parisien, c'était Thiago Motta ? La différence entre Ancelotti et Blanc, c'était Thiago Motta, vraiment ? Les propos du capitaine parisien interrogent : les joueurs sont-ils si peu impliqués dans la conception des idées de leur jeu qu'ils peuvent penser que l'un des leurs peut faire toute la différence ? La réponse aurait-elle été différente si elle avait été posée à un milieu comme Verratti et Motta ? Interrogé par la suite sur le discours et le plan de jeu de Laurent Blanc avant la terrible défaite Chelsea-PSG à Stamford Bridge, Thiago Silva répond : " "Ne prenez pas de but". Voilà ce qu'il nous a dit avant le match. Et aussi "restez bien concentrés". " Et c'est tout Alors, surestime-t-on l'importance de l'entraîneur au sein de ces clubs de superstars ? Le PSG joue-t-il en roue libre, plus ou moins bien en fonction de la présence de tel ou tel talent ?
De l'influence de Thiago...





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