On a décrypté la conf' de Laurent Blanc

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On a décrypté la conf' de Laurent Blanc
On a décrypté la conf' de Laurent Blanc

A la veille du match entre Reims et le PSG, Laurent Blanc, l'entraîneur du Paris Saint-Germain, s'est présenté en conférence de presse. Une intervention qu'on a décryptée pour vous.

« On est en train de faire une petite étude par rapport au turnover »

Calendrier chargé oblige, Laurent Blanc va devoir gérer son groupe de joueurs. Avec l’objectif de remporter toutes les compétitions que le club jouera cette saison, le PSG devra utiliser à bon escient son effectif. Jongler entre les blessures et les éventuelles suspensions, gérer les égos des remplaçants, le tout en restant performant ne sera pas une mince affaire pour le coach parisien : « Quel que soit le rythme du calendrier, la chose la plus importante est de gagner des matchs et de prendre des points. ». Face à Reims, surprenant troisième de Ligue 1, le PSG ne devra pas se tromper, car certains joueurs cadres pourraient être suspendus en vue du match face à Marseille : « Mais on a la chance d'avoir un effectif à peu près au complet »

« Zlatan a un peu plus de difficultés à enchaîner les matchs et les performances hors-normes »

En délicatesse avec son corps, Zlatan Ibrahimovic n’a ni le temps de jeu ni le rendement escompté pour le moment. Le coach parisien a voulu dédramatiser l’état de santé de son attaquant vedette, sous infiltration depuis début septembre : « Ce n'est pas une blessure grave, c'est juste une blessure profonde, et dans quelque temps, on n'en parlera plus. » Si la présence de Zlatan face à Reims samedi (17h30, 6eme journée de L1) reste incertaine, Laurent Blanc reste confiant quant à la remise en forme du Suédois : « Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Il a besoin d'enchaîner les matchs… ».

Si Zlatan n’est pas au top, le PSG peut compter sur l’autre attaquant phare du club : Edinson Cavani. Affuté et efficace depuis le début de saison, l’Uruguayen fait aujourd’hui l’unanimité au sein du club et dans les médias. Une situation que l’entraîneur parisien a voulu mettre en avant : « Pourquoi êtes-vous tous unanimes en ce moment ? A cause de ses buts en particulier, mais c'est un garçon qui marque 30 buts chaque saison, 31 l'année dernière. Il a fait une très bonne saison l'année dernière et les saisons précédentes aussi ». Malgré un temps d’adaptation certain et un été compliqué sur le plan personnel, Cavani semble enfin s’imposer au PSG : « J'espère qu'il va enchaîner, ça voudra dire que la confiance est là. Après, les buteurs ont tous des passages où ils marquent un peu moins. J'en veux pour preuve ce que vient de faire Ronaldo. »

« Le PSG joue en 4-3-3, c'est vrai, mais en deux secondes, je te le transforme en 4-2-3-1. »

En ayant doublé tous les postes de son effectif, Laurent Blanc peut se permettre de changer de système de jeu à volonté. A l’aise en 4-3-3 ou en 4-2-3-1, le PSG est donc une équipe capable d’évoluer dans plusieurs systèmes, tout en restant performant. C’est pourquoi Blanc adaptera son schéma en fonction de l’adversaire ou de la compétition : « Jouer différemment en Ligue des Champions et en championnat ? Tout est possible. Moi, ma préférence quand j'ai commencé à entraîner était de jouer avec deux attaquants, car ce n'est pas facile pour les défenseurs centraux adverses. C'est ce que je faisais à Bordeaux. Mais je me suis aperçu que ce système ne pouvait pas exister en Ligue des Champions. » Autrement dit, Blanc se laisse le choix. : « Tout ça pour dire qu'on peut changer de système, mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de mettre en difficulté l'adversaire. Mais le PSG comme moi, on est ouverts à tout » Avec des joueurs comme Di Maria, Pastore ou encore Matuidi, tout est possible.

« Il n'y a jamais d'interdit »

Outre le système de jeu, Laurent Blanc s’est voulu ouvert sur la façon de jouer de son équipe. Réputé pour son beau jeu, Paris s’est parfois vu ‘’ronronner’’ sur le terrain, avec une possession de balle quasi-permanente, mais sans grande efficacité. Pour l’entraîneur parisien, les joueurs savent gérer : « Ce sont les joueurs qui jugent s'il y a la possibilité de relancer. Il est important de savoir ce qu'on peut ou ne pas faire, surtout quand il y a le risque de mettre l'équipe en danger ». Mais Laurent Blanc s’est montré catégorique sur les situations dangereuses : « Qu'on soit bien d'accord là-dessus : s'il faut dégager dans les tribunes pour préserver son but ou ne pas mettre en danger l'équipe, il faut le faire, avant d’enchainer. Moi, j'aime mieux quelqu'un qui prenne un risque, mais si on ne maîtrise pas la situation, il faut dégager au plus pressé »

Par Rémi Dumont

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