On a assisté au derby Paris FC-Red Star

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On a assisté au derby Paris FC-Red Star
On a assisté au derby Paris FC-Red Star

Un match moyen, un stade à moitié plein, mais une vraie ambiance de football. On était au derby parisien à Charléty ce samedi.

Un groupe d'une trentaine de jeunes squattent devant une sandwicherie et un restaurant-bar aux abords de Charléty. Sans maillots de football, mais visiblement avec le sentiment de devoir montrer leur force. Un peu plus loin, un autre groupe est en approche : " Les filles, vous rentrez à l'intérieur, nous on tient le bar ! " Finalement, la " bande rivale " passe suffisamment loin pour ne pas attirer l'attention des CRS déployés autour du stade. Seul un individu isolé, qui se permet de répondre à une provocation, se prend un méchant coup de pression de cinq courageux gaillards qui lui tombent dessus. Inutile de dire qui est pour le Paris FC, qui pour le Red Star, le match est dans une heure à peine et seuls les forces de sécurité ont leurs couleurs visibles. À l'intérieur de l'enceinte de l'avenue Pierre de Coubertin, il n'y a pas foule : une moitié à peine du stade est occupée, de l'autre côté, une centaine de supporters du Red Star a déjà installé ses drapeaux. Ce sont d'ailleurs eux qui mettent l'ambiance à un quart d'heure du coup d'envoi, sans réplique du camp opposé. Le speaker tente tant bien que mal de booster tout le monde à l'annonce des équipes, c'est dur de chauffer des supporters qui ne sont pas encore là. Quelques jours avant ce tant attendu derby, Pierre Ferracci, président du Paris FC, se voulait pourtant confiant quant au pouvoir de séduction des deux entités : " Le Paris FC, comme le Red Star, ce sont de vraies marques, on intéresse quand même les partenaires. " Mais bon, comme le dit un vétéran de la rédaction sportive de France Télévisions en tribune de presse, " si on était à Londres, le stade serait plein. Ici, cela sonne quand même creux. "

Duels entre supporters


Ce qui n'implique par pour le président du PFC que les présences conjuguées de son club, du Red Star et de Créteil en Ligue 2 soient une anomalie : " On ne va pas comparer Paris à Londres, mais si on pouvait avoir 3 ou 4 clubs parisiens en Ligue 1, ce ne serait pas mal. Quatre clubs en Ligue 1 et Ligue 2, c'est déjà plus conforme aux statistiques, puisque 10 à 15% des effectifs de licenciés de la FFF sont dans le bassin parisien. " Lui aussi contacté en amont de la rencontre, le directeur sportif du Red Star Steve Marlet partage une vision optimiste, persuadé que " le soutien va aller croissant ". Mais pour lui, il faudrait aussi que les pouvoirs publics facilitent les choses,…


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