Omeyer : « Nous ne pensons qu'aux Jeux »

le
0

A 100 jours du début des Jeux Olympiques, Thierry Omeyer est tout excité à l’idée de participer à sa quatrième Olympiade. Le défi de l’équipe de France de handball est grand : aller décrocher un troisième titre olympique d’affilée. Ce serait historique dans la discipline.

Thierry Omeyer, au vu de votre expérience, êtes-vous plus détendu à l’approche des Jeux Olympiques ? C’est toujours beaucoup d’excitation. Ce seront mes quatrièmes JO. Les Jeux, cela reste la plus belle des compétitions qui fait rêver tous les sportifs. A chaque fois, c’est beaucoup d’honneur. C’est sûr que c’est un super challenge. C’est notre objectif. Gagner une troisième médaille d’or d’affilée dans un sport collectif, je ne sais pas si cela s’est déjà fait. En tout cas, c’est ce pour quoi nous allons nous préparer très dur cet été. Comment la préparation avec l’équipe de France va-t-elle se dérouler ? La préparation débutera le 23 juin. A partir de là, nous serons partis pour cinq à six semaines de préparation avec des phases de travail physique, de handball et des matchs pour arriver en pleine forme à Rio. Quels enseignements faudra-t-il tirer du dernier championnat d’Europe ? Je pense que nous nous sommes servis du dernier stage en avril pour analyser ce qui n’a pas fonctionné au niveau tactique pour essayer de trouver les raisons de cette cinquième place et faire la transition vers les Jeux Olympiques. Aujourd’hui, nous sommes vraiment tournés vers cela. C’est le gros objectif de l’année. Nous ne pensons qu’aux Jeux. Comment vivez-vous toutes les compétitions qui vous attendent ? C’est vraiment top d’avoir autant de très grands objectifs sur un aussi court laps de temps. Nous essayons de prendre chaque échéances en son temps. En ce moment, nous sommes vraiment tournés sur la qualification en club pour le carré final de la Ligue des Champions. Derrière, il y aura les Jeux, c’est quelque chose d’exceptionnel, c’est le gros objectif avec l’équipe de France, et après il y aura le championnat du monde en France. Donc il y a plein de bonnes choses. C’est bien car c’est pour vivre des compétitions comme ça que nous nous entraînons dur.

Omeyer voit en Riner un porte-drapeau légitime

Est-ce important pour vous d’être bien installé au village olympique ? Oui, on y vit pendant plus de quinze jours entre le moment d’arriver et le moment de partir, du moins pour nous. Car on arrive au début de la compétition et on reste jusqu’au bout. C’est bien, c’est là où nous allons vivre avec tous les autres athlètes et l’équipe de France : le fait de pouvoir partager avec tous les autres sportifs, s’encourager... Nous formons vraiment une équipe et c’est vraiment quelque chose d’exceptionnel. Quel est le souvenir des Jeux Olympiques qui vous a le plus marqué ? J’avais 15 ans, j’étais en Alsace. C’était la médaille de bronze aux Jeux de Barcelone en 1992 de l’équipe de France de handball, vu que c’était ma discipline et que c’était une médaille pas forcément attendue. Elle m’avait marqué. Pensez-vous que Teddy Riner ferait un bon porte-drapeau ? Oui, c’est l’un des athlètes qui est légitime pour porter le drapeau. Il a déjà gagné les Jeux, il a déjà participé à plusieurs Olympiades. Pour moi, c’est une bonne chose que ce soit les athlètes qui choisissent quel sportif va les représenter et défiler devant eux et avec eux, car nous sommes une grande famille. Après pourquoi pas un handballeur, nous avons des athlètes qui ont été aussi champions olympiques. Pour notre discipline, ce serait bien. De toute façon, quel qu’il soit ce sera quelqu’un qui aura été choisi par les athlètes. Et ça c’est une bonne chose. Propos recueillis par nos envoyés spéciaux, Rémy AMAROUCHE et Thomas MICO
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant