Omar Sharif, le Tigre est en lui

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Mort vendredi dernier d'une crise cardiaque à l'âge de 83 ans, Omar Sharif laisse derrière lui une immense carrière cinématographique, et des films mythiques, comme Lawrence d'Arabie ou Le Docteur Jivago. Mais aussi une passion aussi déraisonnable que mystérieuse pour Hull City AFC.

"Tyger Tyger, burning bright, in the forests of the night..." La voix est posée, rassurante, presque envoutante. Les deux premiers vers du poème de William Blake, The Tyger, ne sont pas simplement récité, mais au contraire, semblent prendre vie tant Omar Sharif y met de l'émotion. Ces quelques vers, déclamés en studio avant la finale de la FA Cup 2014, finalement perdue 3-2 après prolongation face à Arsenal, resteront comme la dernière preuve de l'amour fou porté par l'acteur égyptien à ses Tigres.

Un amour aussi surprenant qu'incongru. Né en 1932, à Alexandrie, dans une famille d'origine libanaise, Omar est placé au prestigieux Victoria College, où il étudie notamment l'anglais, le français, l'arabe mais aussi le grec, l'italien, ou le turc, qu'il continuera à parler jusqu'à la fin de ses jours. Un établissement où il découvre également le football, pour la première fois, comme le rapporte the Independent : "J'étais un gros petit garçon et ma mère a dit : "La seule chose à faire est de l'envoyer dans un pensionnat anglais. La nourriture sera tellement horrible qu'il perdra ses kilos en trop". J'aimais énormément le football." Un jeu auquel il s'essaye donc rapidement, avec un peu de talent, mais vraisemblablement peu de conviction, comme il s'en rappelait dans le Guardian, en 2012 : "Je jouais assez bien dans mon école anglaise. J'étais arrière central, un esclave. C'est très stupide d'être défenseur central. À cette époque, on ne bougeait pas trop. Les arrières centraux restaient immobiles et on laissait les latéraux s'occuper de nous."

Courtenay, le détonateur


Omar Sharif ne sera donc jamais footballeur. À la place, c'est le cinéma qui le guidera vers les sommets. Et si l'égyptien se montre plus à l'aise derrière la caméra que sur le rectangle vert, son rapport au ballon rond prendra un tout autre tournant au début des années 1960. Vivant à Londres, Sharif est alors en colocation avec l'acteur Tom Courtenay, natif de Hull et fervent supporter du club de sa ville, où il est aujourd'hui président du club de supporters officiel. Dès lors, à l'appartement, les conversations tournent souvent autour des Tigers, et Courtenay parvient à littéralement envouter Sharif et instaurer en lui l'obsession du club de sa ville, comme l'Égyptien le déclarera en 2010, au moment de recevoir un diplôme honoraire…




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