Omar Belbey : "On finissait les matchs en vomissant"

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Omar Belbey : "On finissait les matchs en vomissant"
Omar Belbey : "On finissait les matchs en vomissant"

Ecker, Jeunechamp, Ramdane, Pérez... Lors de la saison 1995-1995, les Crocodiles du Nîmes Olympique réalisent un parcours hors du commun en Coupe de France, au point d'atteindre la finale contre l'AJ Auxerre. Retour sur cette aventure avec l'attaquant Omar Belbey.

La saison 1995-1996 est une saison un peu particulière pour Nîmes. Vous venez de descendre en National et la plupart de vos cadres sont partis. Comment le groupe s'est reconstruit ? Mis à part Sence et Bochu, on était une bande de jeunes. Ça me fait bizarre de reparler de ça, car c'était une bande de copains, on avait l'impression qu'on était tous au lycée, qu'on jouait au foot. C'était de la camaraderie à l'état pur. C'était un mélange de fougue et d'expérience. Après, il y a Christian Pérez qui nous a rejoint en milieu de saison. Il était là pour nous tempérer. On lâchait les chevaux et c'était un peu du "hourra football". On avait la santé et l'énergie, et les plus anciens avaient l'expérience. La sauce a bien pris en Coupe de France.
Pourtant, vous êtes rapidement en difficulté en championnat, et vous passez les tours à l'arrache en Coupe de France C'est paradoxal dans la mesure où, en Coupe de France, on joue les premiers tours contre des équipes pas évidentes du tout, mêmes compliquées, parce qu'elles voulaient se farcir le Nîmes Olympique. Et puis ensuite, quand on joue face à Saint-Étienne, Strasbourg, Montpellier, on donnait tellement d'énergie qu'on arrivait cramés en championnat. Et tout le monde voulait battre le Nîmes Olympique qui venait d'éliminer le gros. Au début pour les premiers matchs, notamment à Lunel, ça a été tiré par les cheveux. À dix minutes de la fin, on perd 2-0 contre une équipe de DH et c'est Dalmao qui nous sauve la mise en marquant à la 82e, puis un but dans les arrêts de jeu. Et on gagne 3-2 en prolongation. Après, on va jouer à Castelnau le Crès, on se qualifie à la 93e. Ensuite à Sète, c'est match à couteaux tirés. Les premiers matchs ont été vraiment compliqués, mais Barlaguet (l'entraîneur, ndlr) a su trouver la bonne méthode.
C'est-à-dire ? Il maîtrisait son sujet (rires). Il savait qu'on était des jeunes loups. Sur le terrain, on donnait tout. On est plusieurs à avoir fini les matchs en vomissant tellement on avait donné. Déjà moi, pour commencer ! (rires) On ne faisait aucun calcul. Je me souviens de Jeunechamp qui passe à côté de moi et qui me dit " Ça va, t'as pris un coup ? " Non, j'étais juste en train de vomir (rires). Avec Cécé, c'est une longue histoire, on jouait…


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