OM : Le policier recruté par Labrune réclame justice

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Révélé par La Provence il y a quelques jours, l’imbroglio du recrutement d’un policier par Vincent Labrune pourrait se régler devant les tribunaux. L’officier en question entend saisir les prud’hommes, comme la raconte Le Parisien ce lundi.

Cette histoire prêterait à sourire si elle ne venait s’additionner aux multiples polémiques ayant entouré la saison de l’Olympique de Marseille. Il y a quelques jours, La Provence révélait qu’en septembre 2015, Vincent Labrune avait embauché un policier de l’Office central de lutte contre le crime organisé pour qu’il devienne le directeur de la sécurité du club phocéen. Problème, l’officier en question, Yannick H., était l’un des policiers qui avaient entendu le président marseillais pendant sa garde à vue dans le dossier des transferts douteux de l’OM en novembre 2014. A sa sortie du commissariat, Vincent Labrune avait échangé son numéro de téléphone avec Yannick H. « Ils sont ensuite vraiment devenus amis, explique l’avocat du policier au quotidien Le Parisien. Mon client avait l’intention de se reconvertir dans le privé et c’est ainsi que le projet d’embauche au club a vu le jour. Ça n’avait absolument rien à voir avec le déroulement de l’enquête. »

Labrune réalise son erreur et se ravise

Pour éviter toute polémique, le policier prévient sa hiérarchie de son intention dans un courrier daté du 15 septembre 2015. « Je suis conscient que les conditions dans lesquelles j’ai rencontré Monsieur Vincent Labrune peuvent soulever des interrogations administratives et judiciaires voire déontologiques, aussi je précise qu’il ne s’agissait pas d’un dossier dont j’avais la charge mais dans lequel j’exerçais un renfort », écrit-il dans cette lettre retranscrite par Le Parisien. Saisie, la Commission de déontologie accepte l’embauche de Yannick H. à Marseille. Mais entre-temps, Vincent Labrune s’est rendu compte que sa décision pourrait être mal interprétée et a changé d’avis.

Le policier veut saisir les prud’hommes

Si bien que le président marseillais se ravise et refuse d’honorer le contrat signé par les deux hommes quelques jours plus tôt. Rassuré par la décision de la Commission de déontologie, le policier s’est manifesté auprès de l’Olympique de Marseille, sans résultat. En conséquence, l’affaire pourrait se régler devant le tribunal des prud’hommes à l’initiative de l’officier et de son avocat. Un dossier de plus dont se serait sans doute bien passé Vincent Labrune, même si l’on sait que le traitement des litiges aux prud’hommes peut prendre plusieurs années.
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