Olivier Py présente son premier festival d'Avignon, ouvert aux jeunes et aux nouveaux talents

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Olivier Py a présenté jeudi son premier Festival d'Avignon, qu'il souhaite rajeunir avec un abonnement de 4 spectacles pour 40 euros pour les moins de 26 ans et la présence d'artistes nouveaux venus pour les deux tiers d'entre eux. AFP PHOTO / BERTRAND LA
Olivier Py a présenté jeudi son premier Festival d'Avignon, qu'il souhaite rajeunir avec un abonnement de 4 spectacles pour 40 euros pour les moins de 26 ans et la présence d'artistes nouveaux venus pour les deux tiers d'entre eux. AFP PHOTO / BERTRAND LA

(AFP) - Olivier Py a présenté jeudi son premier Festival d'Avignon, qu'il souhaite rajeunir avec un abonnement de 4 spectacles pour 40 euros pour les moins de 26 ans et la présence d'artistes nouveaux venus pour les deux tiers d'entre eux.

Avec des tarifs abaissés pour certains sièges dans la Cour d'honneur, un tarif jeunes et un tarif "grand spectateur" (5 spectacles) destiné à ramener le public local, Olivier Py veut renouer avec le théâtre populaire souhaité par Jean Vilar, fondateur du festival.

"Nous avons seulement 11% de moins de 26 ans au festival, c'est trop peu", a-t-il souligné.

Les enfants auront pour la première fois leur festival, avec trois pièces. La programmation est resserrée sur 36 propositions contre 40 l'an dernier, mais avec le même nombre de créations, 21, et sur une période un peu plus longue, du 4 au 27 juillet.

"Le Prince de Hombourg" ouvre le festival le 4 juillet dans la Cour d'honneur du Palais des papes, hommage appuyé à Jean Vilar qui l'avait monté avec Gérard Philipe. La pièce de Kleist sera mise en scène par l'Italien Georgio Barberio Corsetti, avec Xavier Gallais, Eléonore Joncquez et Anne Alvaro.

"I am", du néo-zélandais Lemi Ponifasio, prendra le relais dans la Cour d'honneur. Pour la première fois, le festival d'Avignon accueille ainsi les cinq continents.

Un "fil rouge grec" court dans la programmation, avec trois pièces qui explorent toutes la crise d'une manière ou d'une autre. L'Europe est bien présente, avec Emma Dante, figure du proue du théâtre contemporain italien ("Les soeurs Macaluso"), la Roumaine Gianina Carbunariu, le Belge Fabrice Murgia, qui explore notre rapport aux écrans et à la technologie. D'Amérique latine, une pièce chilienne ("La imaginacion del futuro") revisite le dernier discours d'Allende.

L'édition 2014 propose une de ces pièces fleuves qui font la joie des festivaliers, un "Henri VI" de Shakespeare en 18 heures d'affilée mis en scène par Thomas Jolly, 32 ans.

Un "Mahabharata", très différent de celui de Peter Brook en 1985, sera donné dans la carrière de Boulbon par le Japonais Satoshi Miyagi.

Premier artiste à diriger le festival depuis Jean Vilar (1947 à 1971), Olivier Py, 48 ans présente lui-même trois spectacles: "Orlando ou l'impatience", "La jeune fille, le diable et le moulin" pour le jeune public, et "Vitrioli" du Grec Yannis Mavritsakis, qu'il avait créée en 2013 à Athènes.

Olivier Py a donné la parole en début de présentation à des représentants des intermittents, avant de qualifier la position du Medef, qui a demandé la suppression du régime des intermittents, d'"idéologique et pas du tout pragmatique".

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