Olivier Falorni le 10 juin 2012 à La Rochelle

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Le dissident PS Olivier Falorni a assuré lundi qu'il maintiendrait "bien évidemment" sa candidature face à Ségolène Royal dans la première circonscription de Charente-Maritime, alors que la direction du PS le presse de se retirer.Ségolène Royal "veut être candidate unique au 2e tour: ça c'était du temps de l'URSS, pas dans la France du XXIe siècle", a-t-il déclaré sur Europe 1.Martine Aubry a appelé lundi fermement Olivier Falorni, candidat PS dissident, à "retirer sa candidature" face à Ségolène Royal en Charente-Maritime, estimant qu'il n'est "pas acceptable qu'un camarade" se fasse élire "avec les voix de la droite pour battre l'ancienne candidate" PS à la présidentielle. Invitée de France Inter, la Première secrétaire a expliqué avoir essayé "sans succès" de joindre M. Falorni la veille au soir. Elle a rappelé que la "règle" était de "se désister pour le candidat de la gauche le mieux placé". "Et quand il s'agit en plus de Ségolène Royal, qui est une très grande présidente, ancienne candidate, quand on est de gauche, on ne va pas essayer de battre une camarade, et qui plus est celle-ci, avec les voix de la droite, c'est insupportable"."Il doit retirer sa candidature", a insisté Mme Aubry à la suite du numéro 2 du PS, Harlem Désir. "Il n'est pas acceptable qu'un camarade" agisse ainsi, a ajouté la maire de Lille, pour qui "on n'est pas élu avec les voix de droite pour battre notre ancienne candidate, avec les voix de droite".Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a lui aussi appelé lundi sur I-télé le dissident PS Olivier Falorni à "ne pas empêcher que la voix de Ségolène Royal puisse s'exprimer à l'Assemblée" . "Ségolène Royal est arrivée en tête. Nous demandons à Olivier Falorni, comme à tous les candidats de gauche arrivés en second, de reconnaître le choix des électeurs", a-t-il dit. Il ne doit "pas empêcher que la voix de Ségolène Royal puisse s'exprimer à l'Assemblée nationale", a-t-il dit. "Il ne doit pas accepter d'être instrumentalisé par l'UMP", a-t-il ajouté.Ségolène Royal, qui brigue la présidence de l'Assemblée nationale en cas de victoire, a obtenu 32,03% des suffrages dans la première circonscription de Charente-Maritime, contre 28,91% à M. Falorni. Elle avait dimanche soir appelé son rival à jeter l'éponge mais ce dernier avait aussitôt refusé. "Nous avons besoin de la voix de Ségolène Royal à l'Assemblée", a répété Harlem Désir. "Elle a une légitimité populaire pour nous représenter à l'Assemblée", a-t-il insisté.

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  • M6749774 le lundi 11 juin 2012 à 12:23

    Vous trouvez cela très socialiste ?