OFI AM préconise d'investir dans les obligations convertibles

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(NEWSManagers.com) - Aujourd' hui, les actifs les plus " sécurisants" , comme l' or, le monétaire, le Bund, les US T notes, le franc suisse et le yen, sont très chers. A contrario, les actifs risqués ne sont pas chers, note Jean-Marie Mercadal, directeur général adjoint en charge des gestions. Ainsi, les valorisations des actions sont au plus bas depuis 20 ans. " Le PER des actions européennes est de 8, tandis qu' il est de 12 pour les actions américains. Côté obligations high yield, elles ont baissé de 8 % pendant l' été, les spreads se sont écartés de 300 points de base (pb) et elles procurent près de 10 % de rendement" , précise-t-il.

En toute logique, il conviendrait aujourd' hui d' investir dans les actifs plus risqués. " Mais cela implique, d' une part, d' être intimement convaincu que le système, et notamment la zone euro, ne va pas exploser et d' autre part, d' avoir du temps devant soi" , souligne Jean-Marie Mercadal. Le scénario d' un démantèlement de la zone euro n' est pas celui qu' il privilégie - il lui accorde une probabilité de 30 % -, ni celui qu' il préfère, mais cela reste clairement une possibilité, qui en tout cas fait paniquer les marchés.

Au total, Jean-Marie Mercadal conseille plutôt d' investir dans les obligations convertibles, " une classe d' actifs intervenant à la frontière de ce monde binaire" . Il recommande aussi les actions américaines, afin de profiter de l' exposition au dollar, et les actifs émergents, quels qu' ils soient.

Chez OFI AM, " nous n' avons bizarrement pas subi de rachats" , indique le directeur général adjoint en charge des gestions. Il faut dire, les investisseurs étaient peu revenus sur les actions. Le pôle obligations convertibles, qui représente un encours de 1,1 milliard d' euros, devrait encore profiter de ce nouvel environnement.

Pour finir, Jean-Marie Mercadal estime que le retour de la confiance des marchés passera par la publication par les banques de leur exposition aux obligations des Etats périphériques. " Cela permettrait d' évaluer le scénario de sortie à l' euro. Aujourd' hui, les marchés sont dans le flou le plus complet, d' autant que les stress test n' ont pas porté sur les dettes périphériques" . Il ajoute qu' aujourd' hui, la panique boursière est plus liée aux hésitations politiques, et que cela est très difficile à mesurer pour un gérant d' actifs.

info NEWSManagers

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