Offre commune des candidats à la reprise de Kem One

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LYON (Reuters) - Le tribunal de commerce de Lyon a accepté mercredi la fusion des deux offres définitives de reprise du groupe pétrochimique Kem One avec le soutien financier de l'Etat, ce qui, selon Arnaud Montebourg, laisse augurer "un dénouement heureux".

La société d'investissement Open Gate et Alain de Krassny, à la tête du groupe autrichien Donau Chemie, ont annoncé devant le tribunal qu'ils présentaient une offre commune sur laquelle le tribunal se prononcera vendredi prochain.

"Cette offre, elle est durable, elle est viable, elle est financée. Nous nous acheminons donc vers un dénouement heureux dans l'affaire Kem One", a déclaré le ministre du Redressement productif à l'Assemblée nationale.

L'Etat a promis d'accompagner le projet en contrepartie d'un "engagement total du repreneur pour assurer un avenir industriel durable et compétitif à Kem One", avait-t-il dit dans un communiqué publié cette semaine.

Les repreneurs potentiels attendent des engagements de la part d'EDF, Total et Arkema, partenaires du groupe pétrochimique, né de la cession des activité vinyliques d'Arkema au groupe américain Klesch l'an dernier.

Les salariés de l'entreprise, inquiets des conditions imposées par les repreneurs, se sont mis en grève mercredi et ont occupé les cinq sites de Kem One, tous classés Seveso et répartis en Région Rhône-Alpes et Paca avant de suspendre leur mouvement en attendant la décision du tribunal de commerce.

Le sort de 1.300 salariés dépend aujourd'hui directement de la procédure de reprise de Kem One.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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