Officiellement candidate, Clinton propose "une vision lucide"

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    PHILADELPHIE, Pennsylvanie, 29 juillet (Reuters) - 
O fficiellement candidate, Hillary Clinton a proposé jeudi aux 
Américains une vision "lucide" des défis auxquels les Etats-Unis 
sont confrontés, chez eux et ailleurs tout en attaquant son 
adversaire qu'elle accusé de semer la peur et la discorde. 
    Vêtue d'un tailleur pantalon blanc, visiblement émue, 
Hillary Clinton a longuement profité de la "standing ovation" 
que lui ont réservé les délégués présents dans la salle du Wells 
Fargo Center de Philadelphie avant d'entamer un discours qui a 
balayé un grand nombre de sujets. 
    "Nous sommes lucides devant ce à quoi notre pays est 
confronté. Mais nous n'avons pas peur", a-t-elle déclaré, 
s'efforçant de dresser un tableau plus optimiste que celui qu'a 
exposé la semaine dernière son adversaire, Donald Trump. 
    "Il veut nous diviser du reste du monde et les uns des 
autres", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat. 
    "Ma première mission sera de créer davantage d'opportunités, 
davantage de bons emplois avec des hausses de salaires", 
a-t-elle dit. 
    Ce discours d'Hillary Clinton devait être le point d'orgue 
de la convention démocrate après les interventions parfois 
électrisantes du président Barack Obama, du vice-président Joe 
Biden et de l'actuelle première dame, Michelle Obama. 
    Hillary Clinton a reconnu jeudi que certains ne la 
connaissaient pas bien. "J'ai cru comprendre que certains ne me 
connaissent pas bien. Alors, je vais vous dire, la famille d'où 
je viens n'avait pas son nom sur de grands immeubles", a dit la 
candidate, faisant implicitement référence à la fortune 
immobilière de son adversaire. 
    "Grand discours. Elle a passé le test. Elle est prête. Elle 
n'abandonne jamais. C'est pour ça qu'Hillary doit devenir notre 
prochaine POTUS (présidente des Etats-Unis, NDLR), a commenté 
Barack Obama sur Twitter avant de lui promettre qu'il lui en 
confierait les clés. 
    Chelsea Clinton avait plus tôt brossé le portrait d'une mère 
aimante et passionnée, multipliant les anecdotes familiales. 
Elle a notamment relaté un séjour de l'ancienne première dame en 
France "qui restera la France", discrète pique adressée à Donald 
Trump qui déclarait cette semaine que "La France n'était plus la 
France". 
    La fille unique du couple Clinton avait été précédée à la 
tribune par le légendaire basketteur Kareem Abdul-Jabbar ou 
encore la chanteuse pop-rock Katy Perry, mais aussi par l'ancien 
général John Allen. 
    Les délégués démocrates ont également pu entendre Khizr 
Khan, le père d'un soldat américain de confession musulmane mort 
au combat. 
    Khizr Khan a attaqué Donald Trump sur ses propos hostiles 
aux musulmans et a demandé à l'homme d'affaires s'il avait 
"jamais lu la constitution" avant d'un brandir un exemplaire 
qu'il a proposé de lui prêter. 
 
 (Nicolas Delame pour le service français) 
 
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