Offensive pour assouplir encore le marché du travail

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Manuel Valls et le patron du Medef, Pierre Gataz, discutent lors de la grande conférence sociale de l'été 2014, un format qui a été abandonné depuis.
Manuel Valls et le patron du Medef, Pierre Gataz, discutent lors de la grande conférence sociale de l'été 2014, un format qui a été abandonné depuis.

Manuel Valls ne veut pas stopper les réformes. Malgré la défaite aux départementales, le Premier ministre semble décider à aller de l'avant, notamment en ce qui concerne le marché du travail. Il faut dire que Paris doit convaincre ses partenaires européens d'ici à la fin avril, date à laquelle elle doit remettre, comme chaque année, un "programme national de réformes", de sa capacité à mener des réformes capables de générer davantage de croissance. Lundi, patronat et syndicats sont rentrés dans le vif du sujet lors d'une réunion destinée à faire le bilan des mesures prises dans ce domaine depuis plusieurs années. Le gouvernement ne fait pas mystère de son intention de se saisir de cette occasion pour assouplir les conditions de conclusion des accords "de maintien de l'emploi", qui permettent à une entreprise en difficulté de négocier les salaires et le temps de travail en échange d'une garantie d'une stabilité des effectifs pendant deux ans. François Rebsamen et Emmanuel Macron, les ministres du Travail et de l'Économie, doivent tenir une conférence sociale avec les partenaires sociaux à ce sujet dès vendredi. Assouplir les accords de "maintien de l'emploi" Mais les analyses de l'exécutif et du Medef semblent d'ores et déjà convergentes. À cause de conditions jugées trop restrictives, "un peu moins de dix accords ont été signés" depuis l'été 2013. L'organisation patronale propose donc de supprimer la "condition de graves...

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